28 juin 2003

Mountie!

The Mountie Collection - Une compilation d'art et d'illustration sur la Police Montée Canadienne.

(Via Brad Zellar)

27 juin 2003

Ce à quoi le Conseil de Sécurité a échappé

"Ecrit dans les soupentes et les arrière-salles, à l'ombre des estrades, cet éloge noirci à la lumière de l'âme avec l'espoir insensé d'une vie meilleure veut déployer sortilèges et envoûtements pour assouvir la rage d'un poseur de poèmes" pontifie Dominique de Villepin (oui, le ministre des Affaires Etrangères) à propos de son volumineux bouquin (800 pages): Eloge des voleurs de feu (critique dans Libé). C'est pas possible d'écrire comme ça, il se prend pour Chateaubriand! Curieux cette propension des hommes politiques français à écrire des livres littéraires. De Villepin n'en est pas à son premier, Pompidou avait commis, de son temps, une Anthologie de la Poésie Française, Giscard a fini par pondre un mauvais roman, mais racontait qu'il aurait tout donné pour être Flaubert ou Maupassant. Mitterrand n'a pas écrit de littérature mais a publié plusieurs livres d'essais politiques a "ambition" littéraire, Bayrou a payé sa maison avec une biographie d'Henry IV et même Sarkozy s'est fendu d'une biographie de Georges Mandel! Chirac... non, pas Chirac. C'est une exception! Bon, allez, faut pas dire du mal, reprenons encore un peu de Villepin: "0ui, contre les forces aveugles, toutes les puissances stériles, choisissons le combat qui grandit. Alors cet ouvrage, pour refuser la fatalité et le vertige, pour chasser la peur qui crie au fond de nous !". Tssss!

26 juin 2003

Google Toolbar

La nouvelle barre d'outils de Google, munie de "Blog This" et d'un bloqueur de pop-ups. Je l'ai installé et ça fonctionne plutôt bien.

25 juin 2003

La phrase du jour

Wherever You Are: "I am tempted to buy a copy of Harry Potter and the Something of Whatever, though - if only because it looks like it would make a superb insect-killer."

Colonies spatiales

Dans les années 70 la NASA étudia le concept de "colonies spatiales", un certain nombre de dessins furent exécutés pour illustrer ces études. Ces illustrations sont présentées sur ce site. Certaines sont splendides.

Space Colony Art from the 1970s

Via Incoming Signals.

George Orwell's six rules

'1. Never use a metaphor, simile, or other figure of speech which you are used to seeing in print.

2. Never use a long word where a short one will do.

3. If it is possible to cut a word out, always cut it out.

4. Never use the passive where you can use the active.

5. Never use a foreign phrase, a scientific word or a jargon word if you can think of an everyday English equivalent.

6. Break any of these rules sooner than say anything outright barbarous.'

Trouvé chez William Gibson

Mob Project

Un article de Wired sur les manifs spontanées dont je parlais l'autre jour.
'The e-mail invite instructed participants to synchronize their watches and be waiting at 7 p.m. in one of four specified bars at a particular spot (for example, near the framed prints of the elephant and the leopard in the midtown Holiday Inn's bar). That evening, mob representatives sporting stylish headgear appeared in the bars and passed out slips of paper containing information on where the mob was to convene and what to do once they got there. About 200 people then proceeded to Macy's. They rode the escalators to the ninth floor rug department, where they gathered around a large carpet on display.

"We were told to say we all lived together in a big old warehouse in the suburbs," said Jenni Valton, a participant. "We all explained to the salesman that we were looking for a love rug to play on, and that we only make purchases as a group." After discussing the merits and drawbacks of the selected carpet for 10 minutes, the mob dispersed.

"It was all perfect," Bill said of the activity. He refused to comment on plans for the next mob event, beyond confirming that there will be another action in July.

Some mob members said they believed the project could serve as an excellent trial run for political protests. But most said they hoped the Mob Project didn't turn political.'

24 juin 2003

Les charmes de la blogeoisie ;-)

Chez Jason Kottke:
'Back on May 15th, I wrote a 221-word entry on my first impression of The Matrix Reloaded. At last count (mid-afternoonish on June 17th), people have left 700 comments in the thread attached to that entry (7 of which are mine). Those 700 comments comprise a total of ~125,000 words (~180 per entry); that's about 3.3 150-page books. The HTML file is in excess of 1.3 MB in size, has been viewed about 5000 times in the past two weeks (during which about half of the comments were left), and is responsible, all by itself, for 5.3 gigabytes of data transferred from kottke.org this month.'

Who owns the conversation on my web site? (kottke.org)

22 juin 2003

William Eggleston, American photographer

William Eggleston [Getty Museum - Los Angeles]
'A native Southerner raised on a cotton plantation in the Mississippi Delta, Eggleston has created a singular portrait of his native South since the late 1960s. His large-format prints monumentalize everyday subjects ranging from a tiled shower to a horse meandering across a field.'

Master of Photography Gallery, cliquer sur la flèche en bas à droite pour faire défiler les photos.

Voir aussi la colonne "multimedia" du New York Times Magazine, le slideshow apellé In Country (En bas dans la colonne de gauche).

21 juin 2003

Les mots et la musique de Leonard

Voici donc ma participation à "Blog Ta Musique". Je n'ai pas fais original, pas autant travaillé et avec autant de talent que "Kill Me Again". J'ai décidé de parler d'un artiste que j'aimais. J'avais le choix. Depuis que j'écoute de la musique j'ai adoré beaucoup de monde, et dans un peu tous les genres. J'aurais pu vous parler de Brassens, de Pat Metheny, de Lou Reed, de Tori Amos, des Stones, des Beatles ou encore de Cole Porter, de Duke Ellington, de Keith Jarrett ou de Jan Garbarek (dont l'un des disques a donné titre à ce blog), ou bien de Villa Lobos, de Bob Dylan, de Joe Hisaishi, de Coltrane, des Doors, de Miles Davis, d'Oscar Peterson... Mais c'est de Leonard Cohen que je voudrais vous entretenir brièvement.

Parce que la musique et les mots de Leonard m'accompagnent la plupart du temps, qu'il n'est pas de semaine sans qu'un de ses CD tourne chez moi et souvent le jour entier. Du premier titre, "Suzanne", que j'ai entendu jusqu'à ses plus récents ouvrages. Et que quand ce n'est pas lui qui chante, c'est Jeff Buckley qui magnifie "Hallelujah" ou Geoffrey Oryema qui fait monter "Suzanne" dans les airs... Je n'aime pas tout ce que Leonard a fait, il a eu vers le milieu de sa carrière ("Death Of A Ladies Man" - 1977), un gros passage à vide. Surtout après le magnifique "Songs Of Leonard Cohen" (1967), le délicieusement étouffant "Songs From A Room" (1969), le somptueusement dépressif "Songs Of Love And Hate" (1971), le très beau "New Skin For An Old Ceremony" (1974). Puis il s'est ressaisi avec "Various Positions" (1985) et est complètement ressuscité avec "I'm Your Man" (1988), "The Future" (1992), avant d'atteindre enfin la sérénité sans illusions avec les moines zen du Mt Baldy et "Ten New Songs" (2001). Leonard, c'est une voix des cavernes, de plus en plus grave avec l'âge. C'est une diction qui est elle même musique, une prononciation de la langue qui la transforme en musique. Ce sont des mélodies aériennes et terrestres, tour à tour ou à la fois.

L'une des chansons de Leonard que je préfère est "Everybody Knows". Une de ses chansons les plus sombres et les plus désespérées, chantée sur une mélodie de sirtaki sautillante et gaie. Et c'est ce contraste entre la désespérance des paroles et le rythme sautillant de la mélodie qui rend cette chanson fascinante. C'est souvent comme ça chez Leonard, la musique épouse parfaitement les paroles ou les contraste mais elle n'est jamais innocente, jamais gratuite. Ecoutez ce cantique hébreu qu'est "Hallelujah", cette mélodie déstructurée dans "Jazz Police", cette lancinance dans "Avalanche", ce rythme obsessionnel dans "The Butcher", cette douceur dans "Seems So Long Ago, Nancy", cette ivresse dans "Tonight Will Be Fine"... Leonard n'est pas seulement un grand poète, c'est un très grand compositeur. Vous ne me croyez pas? Ecoutez bien "Joan Of Arc", "Sisters Of Mercy", "A Thousand Kisses Deep"...

Oui, Leonard est un génie. Un poète et un musicien génial. Longue vie à lui, qu'il nous donne encore beaucoup d'oeuvres comme sa plus récente: "Ten New Songs".

'Now I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah

Hallelujah
Hallelujah
Hallelujah
Hallelujah

Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew her
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah

Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah...'


Leonard Cohen - Hallelujah

19 juin 2003

Draconien

Le sénateur des Etats Unis Orrin Hatch (R) dit vouloir que se développe une technologie permettant de 'détruire le PC' de celui qui télécharge illégalement de la musique.
Destroy 'pirate' PCs, says politician [BBC]

Images

"Third View makes rephotographs of historic American Western landscapes, Makes new photographs, keeps a field diary of it's travels, and record video and sound to reinterpret Western scenes."

18 juin 2003

Patricia Highsmith

'She thought that kissing a man was like 'falling into a bucket of oysters'. When she looked at a trouser-press in a hotel bedroom, she imagined it as an instrument of torture. She wrote more than 30 books in a distinctive, stealthy prose. And in her novels of unease and ambiguity, she created a genre of her own.'

Read Ripley's dame, review of "Beautiful Shadow: Life of Patricia Highsmith" by Andrew Wilson. [Guardian]

A skeptical guide to Doomsday

'At a time of global unease, worst-case scenarios have a certain appeal, not unlike reality TV. And it's only natural to focus on danger; if nature hadn't programmed human beings to be wary, the species might not have gotten this far. But a little perspective is in order. Let's review the various doomsday theories, from least threatening to most. If the end is inevitable, at least there won't be any surprises.'

Read We're All Gonna Die! [Wired]

Watchblog

Politique américaine: Watchblog est un team weblog, séparé en trois parties, une pour chaque grande tendance politique des Etats Unis, créé pour suivre les élections de 2004.

Yanomami

Exposition: Yanomami, l'esprit de la forêt, à la fondation Cartier (Paris, du 14 mai au 12 octobre 2003).
'Provoquer une rencontre entre les chamans d’un village yanomami d’Amazonie brésilienne – Watoriki, la Montagne du vent – et un ensemble d’artistes internationaux. Sans paternalisme ou pittoresque. Un projet de confrontation – de « mise en regard » - conçu avec les chamans du village de Watoriki et notamment avec Davi Kopenawa, leur porte-parole.
Yanomami, l’esprit de la forêt ne présente donc ni parures traditionnelles, ni art amérindien ou syncrétique. Son propos n’est pas pour autant documentaire ou humanitaire. Prenant la pensée yanomami sur un plan d’égalité, l’exposition offre à voir à travers des films, des photographies, des peintures, des sculptures et des installations vidéo, un dispositif de correspondances et de résonances avec la réflexion cosmologique et l’expérience visionnaire des onze chamans du village de Watoriki. '

Aaah Paris! (Images)

Magnifiques photos panoramiques de Paris , sur le site d'Arnaud Frich. A voir absolument...
Il n'ya pas que des photos de Paris d'ailleurs dans cette galerie, et toutes sont épatantes.
(Via navire.net).

17 juin 2003

Smart inexplicable mobs

Smart Mobs Take Manhattan:
Un nouveau jeu: utiliser l'e-mail pour réunir au même endroit, soudainement et sans raison particulière, une foule importante qui disparaît au bout de 10 minutes! Ca rend nerveux la police, en particulier, mais pas qu'elle. Le jeu s'appelle "inexplicable mobs".
'You are invited to take part in MOB, the project that creates an inexplicable mob of people in New York City for ten minutes or less. Please forward this to other people you know who might like to join.
At the very least, please forward this to all those to whom you sent the invitation for MOB #1, because someone seems to have gotten the wrong impression about the MOB. I am thinking, in particular, of whoever saw it necessary to tell the store and/or the police department about MOB #1, causing SIX POLICE OFFICERS AND A PADDYWAGON to be sent out to disrupt it. Let us call this person "Squealy."'

(via BoingBoing).

16 juin 2003

Images

Dans le style et probablement avec la même technique que Katinka Matson, voyez ces Herbarium Berolinensis Digitalis. Splendide.

Europe and America

The banality of the good [Timothy Garton Ash for the New Stateman]
'I don't want to live in a Europe that is trying to build its identity by asking itself how to stop America. It's hopeless, because to define yourself against the US will not unite Europe - it will split it down the middle, as we saw over the Iraq war. It split governments, with France, Germany and Belgium on one side, and most of the rest on the other. It split public opinion, with most people against war and against Bush, but certainly not against America. To be European today is, whether we like it or not (and I do like it), to be deeply intertwined with America - culturally, socially, economically, intellectually, politically. Why cut off your nose to spite your face? Why define yourself by who you are against, rather than by what you are for?'

15 juin 2003

Arsenic et eau du puit

De 28 à 77 millions de Bengalis et d'Indiens seraient en danger d'empoisonnement lent par l'eau potable à forte teneur en arsenic d'origine naturelle.

Arsenic-Laced Well Water Poisoning Bangladeshis [National Geographic]

Sumo

Pour les amateurs, un site très complet sur le sumo en anglais: résultats des tournois, techniques, fiche très complête pour chacun des rikishi, etc...

Grand Sumo Home Page.

Bienvenue au XXIème siècle

Fast forward into trouble [Guardian]
En introduisant, il y a quatre ans, au Bhoutan, petit royaume bouddhiste himalayen coupé du monde, la télévision par câble, le roi Jigme Singye Wangchuck ne pouvait pas se douter du changement radical qui allait se produire dans la population.
'The children of Punakha are, by the dozen, abandoning their ghos for jeans and T-shirts bearing US wrestling logos; on their heads are Stars and Stripes bandannas. On the whitewashed mud wall of the ancient crematorium, they have scrawled in charcoal a message in English: "Fuck off Kinley and die."

How quickly their ancient culture is being supplanted by a mish-mash of alien ideas, while their parents loiter for hours at a time in the Welcome Guest House, farmers with their new socks embossed with Fila logos, all glued to David Beckham on Manchester United TV. A local official tells us that in one village so many farmers were watching television that an entire crop failed. It is not just a sedentary lifestyle this official is afraid of. Here, in the Welcome Guest House, farmers' wives ogle adverts for a Mercedes that would cost more than a lifetime's wages. Furniture "you've always desired", accessories "you have always wanted", shoes "you've always dreamed of" - the messages from cable's sponsors come every five minutes, and the audience watching them grows by the day. '

11 juin 2003

La traversée de Paris

Paris pas à pas [Le Monde]
La traversée de Paris par le GR 3, de la Porte Maillot à la Porte Dorée. Et un de mes "bonheurs parisiens", suivre les voies de la Petite Ceinture, surtout dans l'Est et le Nord-Est de Paris:
'Inconnue de la plupart des Parisiens, la petite ceinture est une voie ferrée fantomatique. Elle avait pour but de faire communiquer les grandes gares parisiennes entre elles. Bouclée en 1862, à l'abri des fortifications aujourd'hui détruites, elle fut progressivement détrônée par le métro. Le dernier train a roulé ici en 1934. Depuis cette date, la ligne est en sommeil. Une végétation sauvage pousse le long de ses talus. En dépit des grillages qui la protègent, une humanité discrète hante ses parapets envahis par les tags. A partir des Buttes-Chaumont, nous ne cesserons de la croiser, de la longer, de l'enjamber. Souvent elle s'éclipse dans un tunnel pour ressurgir en contrebas, entre deux talus. Parfois elle surplombe une rue paisible adossée à cette muraille oubliée (rue Gambon, villa du Bel-Air). Ses anciennes gares n'ont pas toutes disparu. De celle de Ménilmontant, il ne reste qu'une passerelle romantique. D'autres ont été totalement transformées, comme celle de Charonne, mais on reconnaît encore leur architecture caractéristique.'

Police log

The Arcata Police Log, small town life with humour:
'Wednesday, May 14 1:31 a.m. Two turgid grease drums leaked distilled bodily roilings of food animals into the alley behind a Plaza hotel. To that slickened scenario, add a doddering drunk name of John Doe whose wallet had been retained by a nearby bartender. The grease and drunk were absorbed by separate forces.

2:36 a.m.
A he and she, vehemently
Found that they just could not agree
On a joint understanding
Door slams notwithstanding
Cops toned down the antipathy.

2:22 p.m. A woman said she got a phone call from a man with a "Middle Eastern accent" who said he was a Hindu and had good news, but first, he would need her Social Security number. She didn't give it.

2:36 p.m. A rocketing shoplifter, in full flee from an I Street cooperative supermarket, dropped his puppy or perhaps jettisoned the canine accessory to attain required escape velocity.

.../...

Saturday, May 17 12:51 a.m. Drunk, jailed.

2:06 a.m. Drunk, jailed.

2:15 a.m. Drunk, jailed.

7:18 a.m. Two men discovered the enchanted grotto between a defunct art deco movie theater and an auto repair business, and police soon discovered them.

8:24 a.m. No, you don't just set up your garage sale on someone else's downtown property and hope for spillover dollars from Farmers' Market customers.

4:53 p.m. A bottle of the vinter's art was winenapped from an I Street cooperative supermarket, to be furtively savored elsewhere.

7:55 p.m. A bloody syringe was spotted on Baldwin Avenue, and a woman didn't want to pick it up. But it turned out to be a pen with red ink, which an officer returned to its owner...'

Arcata is a small town in northern California and I don't remember on which blog, i found this...

10 juin 2003

New at Technorati

Une nouvelle fonction: Technorati: Keyword Search.
(via MediaTIC).

Google vs weblogs

Blogging's too good for them [Guardian]
'Do they really believe that it's possible to separate the web into legitimate information sites (good) and weblogs (evil) or that by purging bloggers from Google, the internet will suddenly become more relevant and more useful? Not only is this hilariously simplistic but it's also diverting attention from the real problem - that the web is drowning in a sea of crap, created partly by the less literate webloggers but also by biased media outlets, hate groups, pointless personal homepages, porn sites, multilevel marketers and out and out loons.

If Google really wants to improve its service then it should forget about trying to treat bloggers as one homogenous, problematic group and start developing intelligent search robots that are capable of separating the wheat from the chaff across the entire web.'

09 juin 2003

Google tips

In Getting More From Google you'll find some useful tips to use the famous search engine. (via Ernie The Attorney).

Lisez et pleurez...

Read it and weep [The Independent]
Le journal a demandé a un grand nombre de personnes connues (écrivains, politiques, essayistes, etc. ...) de désigner le livre qu'ils ont le plus détesté. Les réponses sont souvent pleines d'humour et parfois surprenantes. A.S. Byatt a détesté "Belle du Seigneur", plusieurs, dont Alain de Botton, citent "Le Seigneur des Anneaux". Romans que, bien entendu, j'ai adoré!
En ce qui me concerne j'ai une aversion non dissimulée pour les romans dégoulinants de gentillesse et de bien-pensance de Daniel Pennac (la version romanesque de Télérama!) et pour les chiantissimes essais de Philippe Delerm (qui ont le mérite d'être courts, pourtant). Nul n'est parfait!

08 juin 2003

Images

Subway
Magnifique collection de photos prises dans le métro de New York. J'adore ce genre de photos, shootées dans l'instant, comme à la dérobée, photos d'un quotidien magnifié, d'une banalité transcendée. (via Solipsitic)
"L'acte le plus difficile est celui que l'on croit le plus simple: percevoir, d'un regard en éveil, les choses qui se présentent à nos yeux" Goethe

Oh! Et ne surtout pas manquer les superbes photos de Stuart Klipper United States (via Brad Zellar)

Wishful thinking

Ah! Et si Neal Stephenson faisait comme Neil Gaimann et William Gibson ou encore Bruce Sterling, et écrivait un blog!

Baghdad now

A latte - and a rifle to go [Euan Ferguson - The Observer] "Baghdad's cafes are busy but there's no clean water. Galleries are opening, but visitors are armed. Patients freed from the bombed psychiatric hospital are returning there - because they feel it's safe."
Excellent dispatch by Euan Ferguson, read it all.
'No one sane could doubt the rich monstrousness of Saddam's many years climbing to power and hanging on with cunning and thuggery. One trip banishes all doubts. The former palace of Saddam's great chum General Maher Mustafa al-Tikrit, on the banks of the Tigris, has been appropriated as one headquarters of the Committee for Free Prisoners, set up to try to track down the whereabouts, or more honestly to confirm the deaths, and match names with graves, of the staggering numbers who began disappearing from the face of Iraq when Saddam began his rise. Outside in the courtyard mothers in black are holding wet wipes, against the heat and the stink of rubbish, and studying lists of names on the wall, hoping to see a mention of their son. The lists are held up with brown duct-tape. There are about 14,000 names. Inside, the committee has turned the basement into a haphazard research room, trying to match more names. Battered filing cabinets tumble over each other, lying on top of a broken WC: they contain many more thousands of files detailing what happened to 'political prisoners'. This is just the start. One of the staff, Abd al-Ratha Alekabi, has spent the week digging up graves. On Friday he gives his hands a good wash and comes here to dig up names.

And then you drive back, through the centre, and see what has happened to the ministries and powerhouses that used at least to keep some of the country alive, and realise that they have not merely been looted but invaded, lobotomised, trepanned. The Americans are hardly in evidence, and soon it will be dark again, and the guns will begin again: and you can't help but wonder how, when we managed to get the surgical excision of Saddam so right, we have apparently managed to get everything else so wrong in this country. An old and an interesting country, and one in which everyone has been unfailingly, unaccountably courteous and helpful, apart from the ones who are trying to shoot you. They welcomed me into one mosque for Friday prayers, this know-nothing Westerner whose country had just helped bring their city to a halt, careful as they washed their feet not to use too much water. Prayers were all-male: women have stopped coming out for the moment.'

[Read on...]

Voyage dans le temps

En regardant dans mes archives d'il y a un an j'ai retrouvé cette phrase de Simon Schama:
'- If you could make one journey backwards in time, without the possibility of coming back, where would you go?

- Amsterdam, 1660. The best bread; the best pictures; the most stunning streetscapes in the world; the most musical pubs; the glossiest dogs; the most dazzling women, the most arrogant men; no kings, no wars (for the time being), no bishops; Jews, books, harpsichords galore and... somewhere, Rembrandt van Rijn.'

Je suis d'accord avec lui, ça devait être "le bon temps" (bon, les vaccins et les antibiotiques en plus, ça serait parfait, non?).

Intellectual summer

'[...]We landed at the airport and the first thing we smelt was oleander and another white flower that bloomed out of the lava. We drove up some still fairly dodgy roads before turning down a tiny path and arriving at this mind-blowingly wonderful place. The resort was based on an old Hawaiian fishing village, with Polynesian houses based around saltwater ponds and lagoons. It sounds a bit Club Med-ish, but it really wasn't. There were hammocks on the beach and green turtles in the bay.
My whole body just changed; you breathe a different kind of air and you have an entirely different sense of what you have to do with your day. By the end, one of the children said, 'Dad and Mum, when I come to live here, will you both come and visit me?' The whole place was a great way to stop being intellectual, which is what I like doing in the summer. My wife would howl with derision if she heard me saying that, because I'm ashamed to say, even on holiday I get up before dawn and write a bit.'

Simon Schama in Hawaï - My perfect summer [The Observer]

How to climb Everest

How to climb Everest [The Observer]
Be prepared to health concerns: alpine trench foot, coughs that can make you cough up throat tissue, cuts never healing, altitude sickness allowing blood vessel to leak in the lungs or the brain, loss of stomach functions, Acute Moutain Sickness that can make you drown in your own lung fluid, frostbite, hypothermia, broken bones, sunburns, thrombosis, embolism.
Very exciting!

A lire..

Danny Pearl Case Isn’t Yet Closed For Journalists [New York Observer - Ron Rosenbaum]
Who Shot Mohammed al-Dura? [Atlantic Monthly - James Fallow]
Is lying about the reason for a war an impeachable offense? [CNN - John W. Dean]
[UPDATE: je n'avais pas réalisé que l'auteur de ce dernier document était le John Dean, ex-conseil du président Nixon et protagoniste éminent de l'affaire du Watergate... Pas étonant qu'il ait l'air de savoir de quoi il parle.]

07 juin 2003

Reasons for war

U.S. has gained little if Bush lied about reason for war - Mark Bowden -Philadelphia Enquirer.

'Truth in public life has always been a slippery commodity. We expect campaigning politicians or debating journalists to pitch and spin. Facts are marshaled to support arguments and causes; convenient ones are trumpeted and inconvenient ones played down or ignored. This is the political game.

But when the President of the United States addresses the nation and the world, I expect the spinning to stop. He represents not just a party or a cause, but the American people. When President Bush argued that Hussein possessed stockpiles of illicit and deadly poisons, he was presumably doing so on the basis of intelligence briefings and evidence that the public could not see. He was asking us to trust him, to trust his office, to trust that he was acting legitimately in our self-defense. That's something very different from engaging in a bold policy of attempting to remake the Middle East, or undertaking a humanitarian mission to end oppression. Neither of these two justifications would have been likely to garner widespread public support. But national defense? That's an argument the President can always win.

I trusted Bush, and unless something big develops on the weapons front in Iraq soon, it appears as though I was fooled by him. Perhaps he himself was taken in by his intelligence and military advisers. If so, he ought to be angry as hell, because ultimately he bears the responsibility.'

06 juin 2003

Retraites

Comment combiner de façon acceptable niveau des cotisations, niveau des pensions, durée des cotisations et croissance...

Embrouille et fumée Sabine Delanglade - L'Express
'Face donc à ces contraintes démographiques, que peut-on faire? Faute de disposer du texte des «solutions alternatives» que le PS aura sans doute publié aux calendes grecques, le commun des mortels ne peut jouer que sur trois leviers: augmenter les cotisations, diminuer les prestations ou reculer l'âge de la fin du travail. Aucune solution ne peut être prise isolément, les simulations du Conseil d'orientation des retraites l'ont montré: le choix unique de la première mesure accroîtrait de plus de 25% le total des prélèvements directs pesant sur les salaires (cotisations salariés et employeurs, et CSG); celui de la seconde réduirait le niveau de vie des retraités à 43% de celui des actifs; enfin, si l'on jouait seulement sur le recul de l'âge de départ, il faudrait, d'ici à 2040, le porter à 68 ans.

La solution choisie par le gouvernement et soutenue par la CGC et la CFDT est donc celle d'un «mix» entre hausse des cotisations et surtout allongement du temps de la vie au travail. A cet égard, tout l'intérêt des travaux de l'économiste Michel Didier est d'analyser chacune de ces possibilités à travers ses effets sur la croissance, ce qui n'avait pas été fait jusque-là. On se contentait de calculer l'effet des différentes solutions, de partir d'un taux de croissance défini à l'avance, en général 2,5%. Mais c'était oublier que la solution choisie aura elle-même son effet sur la croissance! Et pas des moindres. Voici donc une lacune comblée. Ainsi, qui dit hausse des cotisations dit accroissement du coût du travail et donc pertes d'emplois: au moins 300 000 à l'horizon 2040, prévoient les experts. «Une hausse des cotisations entraînerait une baisse permanente du niveau de vie par habitant, par rapport à la tendance de croissance de l'économie, de l'ordre de 10%», ajoutent les économistes Pierre-Yves Hénin et Thomas Weitzenblum, cités par Didier. Pas brillant! Selon les mêmes auteurs, la réduction des pensions reviendrait à restreindre la consommation des retraités, et donc à rogner la croissance cette fois-ci de 3%. Reste la troisième solution: la remontée de l'âge effectif de la retraite. Celle-ci paraît d'autant plus logique en France que les «réserves» y sont exceptionnelles, avec un taux d'activité des 55-64 ans (38%) très faible par rapport à celui, par exemple, des pays scandinaves (plus de 50%). «L'adoption d'un dispositif de départ à la retraite plus tardif pourrait conduire à un gain de niveau de vie de l'ordre de 24%», estime l'étude déjà citée. «Augmenter les taux d'activité favorise la croissance et l'emploi. C'est le seul modèle gagnant-gagnant», juge Michel Didier.'


Pour un référendum sur les retraites Daniel Cohen pour Le Monde
'Le formidable travail pédagogique du COR permet de saisir les différents arbitrages qui existent entre ces instruments. Le premier d'entre eux correspond à ce qu'on pourrait appeler la diagonale du Medef, qui consiste à ne jouer que sur la durée de cotisations ou le niveau de retraites, mais en s'interdisant de jouer sur le niveau des cotisations. Le COR a estimé qu'il faudrait accroître de neuf ans la durée des cotisations pour préserver les retraites au niveau actuel, et de six ans pour financer la réforme Balladur. C'est ce dernier chiffre qui a été défendu récemment par Guillaume Sarkozy au nom du Medef. A défaut d'un tel allongement, et sans ressources additionnelles, les retraites baisseraient à 43 % du niveau moyen des salaires nets. Il n'est pas besoin d'être un grand politologue pour comprendre que ce n'est pas sur ce type d'arbitrage que les Français ont envie de se prononcer.

Le second type d'arbitrage correspond à la diagonale syndicale, qui consiste à ne pas toucher à la durée de cotisations. Le COR estime, par exemple, qu'il faudrait accroître de 15 points le taux des cotisations pour préserver les retraites au niveau actuel, c'est-à-dire réduire de près de 20 % les salaires nets des actifs. Les Français y sont-ils prêts ? Accepteraient-ils aujourd'hui, par exemple, de baisser leurs salaires d'un tel montant pour préserver le niveau actuel des retraites ?

Dire que c'est demain et non aujourd'hui que le choix se posera n'est pas une bonne réponse, car demain sera l'aujourd'hui des nouveaux cotisants et le choix que l'on prend se fait en leur nom. Prétendre par ailleurs qu'il est possible de trouver une assiette plus large, celle de la CSG ou la TVA par exemple, n'est pas satisfaisant non plus : cela consisterait à mettre les inactifs à contribution de leur propre retraite. Rappelons que la CSG doit à 90 % environ aux revenus du travail et aux retraites et à 10 % seulement aux revenus du capital.'

04 juin 2003

Taking a break

Je fais une "blog pause". Ca ne sera pas trop long, sans doute, quelques jours à tout casser. Soyez patients.

01 juin 2003

Manipulation massive?

La guerre en Irak est terminée et aucune arme de destruction massive n'a été utilisé par le régime Irakien pour sa défense. Des équipes envoyées sur place pour trouver et neutraliser ces armes horribles n'ont, pour l'instant, rien trouvé. Pourtant l'existence de ces armes, leur utilisation probable et imminente par Saddam Hussein contre l'occident, le risque de prolifération, et la réticence des dirigeants Irakiens à les détruire et à se conformer ainsi aux décisions de l'ONU, ont été présenté avec insistance par les dirigeants des États Unis et de la Grande Bretagne comme la principale justification à une invasion armée de l'Irak.

Les récentes déclarations de M. Paul Wolfovitz, secrétaire à la défense adjoint des États-Unis, au magazine "Vanity Fair", et les justifications relativement fantaisistes du secrétaire à la défense, M. Donald Rumsfeld, ainsi que des rumeurs faisant état de rapports des services secrets Britanniques "enjolivés" par Downing Street pour marquer l'opinion semblent montrer qu'il y auraient eu, au moins, une intentionnelle exagération du danger, par les administrations Américaines et Britanniques, dans le but de justifier une guerre répondant, par ailleurs, à une stratégie plus difficilement explicable à l'opinion.

S'il s'avérait qu'au delà d'une exagération ou d'une sincère erreur d'appréciation, une vaste manipulation ait eu lieu, et bien que le résultat de la guerre ait été de mettre fin à une épouvantable dictature, les conséquences pour la crédibilité des dirigeants coupables et du monde politique en général seraient de la plus grande gravité.

The Economist fait le point avec clarté et réalisme, lire: Iraq’s elusive weapons.

Carrément méchant!

Un article hostile aux blogs, ça sent le ressentiment, c'est de la provoc', mais c'est assez amusant :
"Peut être que les blogs sont une façon de garder les gens vraiment antisociaux à distance. Donc si vous connaissez un sociopathe d'âge moyen, pour l'amour du ciel, donnez lui un ordinateur et montrez lui comment démarrer un weblog. Au moins ça le tiendra loin des rues."
Lire: Most bloggers 'are teenage girls' par Andrew Orlowski.