11 janvier 2004

:: Interstices de Moïse

J'aime le ciel, et j'aime les paysages où le ciel est immense. C'est le cas de la plaine de la Beauce au sud de Paris. Une grande étendue plate consacrée à la culture intensive des céréales, sans arbres ou presque, où les seules formes verticales visibles sont les clochers des églises et les silos à grain. Le TGV Paris / Poitiers ou Bordeaux traverse à toute vitesse ces grandes étendues avant d'atterrir, presque, dans la vallée de la Loire. J'aime la Beauce. J'aime cette grande plaine sans arbres, j'aime ce ciel immense, écrasant. Aujourd'hui j'ai fait un aller-retour Paris Poitiers Paris pour aller chercher Clémence chez sa grand' mère. A l'aller le ciel uniformément gris des ventres de dépressions hivernales comme un plafond sur l'étendue maussade. Au retour un ciel de traîne chaotique à souhait. Lourdes nuées noires, se déchirant parfois et laissant apparaître des pans de ciel d'un bleu profond, au loin vers l'ouest et le soleil couchant des bandes de divers tons de jaune et de turquoise. Spectacle. Un moment un peu euphorisant et calme, le train fonçant à 300 km/h dans la plaine. Les grains de pluie crépitant de temps à autres sur la vitre.

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