18 janvier 2004

:: Plus dure sera la chute

La chute du magnat de presse canadien Conrad Black (Yahoo)
MONTREAL (AFP) - Magnat de presse audacieux et sans pitié, fils de brasseur québécois ayant tourné le dos au Canada pour se hisser au rang de Lord anglais, ultra-conservateur qui fréquente le tout-Londres: le flamboyant Conrad Black est brutalement tombé de son piédestal ce week-end. Accusé de fraude, mis sans ménagement à la porte, il a été contraint de vendre son empire.

En moins de 24 heures, le patron de 59 ans a été remercié de son poste de président de Hollinger International et traîné en justice pour détournement de fonds et surfacturation, avant d'annoncer la signature d'un accord avec la société britannique Press Holdings International, des frères Barclay, pour vendre sa holding canadienne Hollinger Inc, au sommet de son groupe. Déjà, la villa de Palm Beach, tout comme sa maison londonienne de Kensington où il reçoit avec sa femme, la chroniqueuse Barbara Amiel, étaient à vendre. Son jet personnel et son chauffeur ont été confisqués par Hollinger International.

On dirait que la chute brutale est ce qui attend un jour où l'autre les grands patrons prédateurs, après Robert Maxwell, Bernard Tapie, Jean-Marie Messier et bien d'autres, voici Conrad Black. Rupert Murdoch doit avoir un léger frisson... de joie ou d'inquiétude!

Aucun commentaire: