Douze Lunes
30 novembre 2002
 
Christopher Hitchens, in Slate, briefly answers the question: what is to be anti-american of all varieties, right and left, foreign or domestic.
 
Utiliser un ordinateur portable sur ses genoux peut vous br�ler (en anglais -CNN)
 
J'ai trouv� �a sur blogdex, c'est dire que �a a d�j� �t� "link�" par la moiti� de la terre mais j'ai trouv� cette animation 'flash' amusante et bien faite, alors voil�.
28 novembre 2002
 
Le 10 d�cembre sort le deuxi�me film du "Seigneur des Anneaux": The Two Towers. Par ailleurs le Voyage de Chihiro vient d'�tre publi� en DVD et Vid�o. Heu-reux!
 
Les "nouveaux r�actionnaires" r�pondent au "rappel � l'ordre":
Oui, nous pensons qu'il faut analyser et discuter les insatisfactions ressenties par beaucoup de Fran�ais, qui n'ont que le suffrage universel pour les exprimer. Oui, nous nous inqui�tons de l'indiff�rence croissante des �lites abandonnant le peuple � son sort - ins�curit� publique et sociale - pour mieux condamner les formes que prend son d�sarroi. Oui, nous pensons que la promotion soixante-huitarde de la jeunesse au rang de valeur supr�me est un mauvais service � lui rendre. Oui, nous refusons de voir l'�cole de la R�publique abandonner les plus d�munis et les enfermer dans leur condition en abjurant la culture g�n�rale et les savoirs. Oui, nous d�plorons la d�politisation des hommes encourag�e par un discours des droits de l'homme enchant� de lui-m�me, sourd � toute id�e de dette, d'obligation et de responsabilit� pour le monde et qui �vite de penser la g�opolitique et les rapports sociaux. Oui, nous pensons que l'abandon progressif du mod�le fran�ais d'int�gration, fait d'exigences et de g�n�rosit�, est une erreur dont les populations issues de l'immigration sont les premi�res victimes. Oui, nous redoutons, face � certaines pr�tentions islamiques, la na�vet� de ceux qui d�noncent par ailleurs le retour de l'ordre moral derri�re toutes interrogations sur l'omnipr�sence de la pornographie, tout en traitant d' �islamophobe� ceux qui critiquent la misogynie de l'int�grisme religieux musulman. Oui, nous craignons l'abandon des principes de la la�cit�, d�pr�ci�s parce que leurs bienfaits pacificateurs ont fini par para�tre �vidents. Oui, nous osons parler d'antis�mitisme ou de jud�ophobie quand des synagogues flambent dans le silence.
Lire le reste...

Lettre de Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Pierre Manent, Philippe Muray, Pierre-Andr� Taguieff, Shmuel Trigano et Paul Yonnet.
25 novembre 2002
 
Microsoft plans online life archive
Microsoft researchers are working on ways to create a "back-up brain" that will do a much better job of containing and cataloguing every picture you take, document you write or conversation you record. The scientists collaborating on the project believe that the database of your life could hold a vast array of items that are automatically catalogued and as easy to search as Google. If it proves successful, the project could realise the dreams of hypertext visionary Vannevar Bush, who first floated the idea of a lifestore more than 50 years ago.

- MyLifeBits Project
- Storage and Media in the Future When you Store Everything
[via Fimoculous]
24 novembre 2002
 
John Bennett Herrington, commandant dans l'US Navy et premier astronaute am�rindien dans l'espace. A bord de la navette spatiale envoy�e hier de Cap Canaveral se trouve le premier astronaute am�rindien, John Herrington, de la nation Chickasaw, il est pr�vu qu'il fasse trois sorties dans l'espace pour am�nager l'ISS.
- Bio de Herrington
 
Winesburg Ohio - Texte original complet du livre/roman/recueil de nouvelles de Sherwood Anderson sur le Midwest. Magnifique.
 
Montaigne, enfin lisible en fran�ais contemporain
Montaigne? Cet homme est un puzzle.
Encore faut-il remettre chaque pi�ce � sa place. Et pour cela, un seul moyen: lire. Lire Montaigne. C'est une question d'hygi�ne. D'autant que, d�sormais, la chose est enfin possible. La solution? L'�dition de poche �tablie en fran�ais moderne par Claude Pinganaud. �Aujourd'hui, m�me les gardiens du temple admettent qu'il faut traduire Les Essais dans une langue plus moderne�, explique cet ancien publicitaire qui fut libraire avant de fonder les �ditions Arl�a. Traduire, le mot est l�ch�. Oui, c'est bien d'une traduction dont ont besoin Les Essais. Il y a dix ans, Pinganaud, ce fou de Montaigne, publiait une premi�re version �modernis�e� de ce chef-d'�uvre grave et ironique, m�taphysique et divertissant, et op�rait un premier - mais insuffisant - ravalement orthographique. Aujourd'hui il r�cidive, adaptant accords des verbes, participes et �pith�tes aux r�gles de la grammaire moderne. Le r�sultat est un pur miracle: Montaigne enfin rendu � sa l�g�ret� et � ses fulgurances. Lisible, et par tous.
- (Chez Amazon)

Et publication de Montaigne, notre nouveau philosophe de Joseph Mac�-Scaron
"Montaigne est notre contemporain absolu", affirme Joseph Mac�-Scaron, qui a d�cid� de cheminer en sa compagnie. Ce livre n'est ni une biographie, ni une analyse de plus de l'oeuvre de Montaigne, mais une visite de ses textes par un lecteur du XXIe si�cle, avec l'intention de le remettre � l'ordre du jour sans le mettre au go�t du jour. Joseph Mac�-Scaron brosse le portrait d'un homme, mais aussi le tableau d'une �poque pleine de bruit et de fureur, qui conna�t les guerres de Religion, le retour de l'obscurantisme, les chasses aux sorci�res, le r�veil des vieilles f�odalit�s... Sombres temps qui �voquent le n�tre. On voyage donc dans cet essai, � pied, � cheval, en carrosse et en barque. Libre des modes et des interdits, Montaigne, qui ne perd jamais la mesure de ce qui est proprement humain, nous appara�t comme le plus intime et le plus gai des amis, parce qu'il est non un ma�tre � penser, mais un ma�tre � vivre.

Les principes de Montaigne?
- �tre dans l'instant
- poursuivre la s�renit� comme but
- exclure tout syst�me, r�cuser tout dogme, vagabonder dans les philosophies
- renoncer � croire et � esp�rer pour mieux aimer et mieux vivre.
23 novembre 2002
 
Contre-enqu�te � l'appui de la r�vision du proc�s de la Josacine - Bon travail d'enqu�te. Un homme est en prison, il a �t� condamn� � vingt ans dans une affaire qui ne manque pas de zones d'ombres. On dit que le doute devrait b�n�ficier � l'accus�, cette enqu�te am�ne un �l�ment pas nouveau puisqu'il se trouvait dans le dossier mais compl�tement -- et bizarrement -- non retenu. Assez troublant pour que le proc�s soit r�vis�?
22 novembre 2002
 
L'Elys�e �tudie tous les sc�narios sur le "cas Bov�" - Diantre! ^^
21 novembre 2002
 
R�actionnaires ou "n�o-tocquevilliens" - Quel beau pays, la France, o� les intellectuels se querellent encore et vendent des livres en se traitant de tous les noms!
 
Glen McDonald de The War Against Silence communique son enthousiasme pour le dernier disque de Tori Amos, et je confirme, c'est un chef d'oeuvre.
"Look, there's no point in me pretending I don't think this is the best album ever. I already said that from the choirgirl hotel was the best album of the Nineties, and that listening to Tori play live is the most transcendent musical thing I've ever experienced, but this album is greater than either of those. This is the first Tori Amos album that is actually better than hearing her play the songs live. It's the complete control that Little Earthquakes didn't have, it's a better rock album than Rumours, it's more brilliant in its discipline than Hounds of Love or The Speckless Sky. It's better than even music maybe has the right to be, more precious than every assembled loss it arises from. It's bigger than me or you, and I tell you quite literally that I don't understand how a person subject to the same mortal rules could have made it. I've stayed up all night with it, tonight, with a computer in front of me and my hands on the keys, and have only really tried to type around it. The short version of this reaction, and the truest one, would simply have been silence; these thousands of evasive words and irrelevant digressions are merely a version of speechlessness. There is nothing I claim I can add to this album, no obscure points I think I should help to clarify, no clear truths I would hope to obfuscate. It doesn't get any better than this, I don't think it can't be made any better than it is by any action of mine, and trying to convince you of any of that through argument is too heartbreaking a prospect to contemplate."

17 novembre 2002
 
A Struggle for the President's Heart and Mind - Un r�cit de Bob Woodward: comment Colin Powell a impos� son point de vue � Bush sur l'Irak contre ceux de Cheney et Rumsfeld.
... At a principals' [Cheney, Rumsfeld, Powell, Rice] committee meeting without the president just before Bush left for New York, Cheney voiced his opposition to having the president ask specifically for new resolutions. It was a matter of tactics and of presidential credibility, the vice president argued. Suppose the president asked and the Security Council refused? Hussein was a master bluffer. He'd cheat and retreat, find a way to delay what was required. What was necessary was getting Hussein out of power. If he attacked the United States or anyone with the weapons of mass destruction available to him -- especially on a large scale -- the world would never forgive them for inaction and giving in to the impulse to engage in semantic debates in U.N. resolutions.
Rumsfeld said they needed to stand on principle, but he then posed a series of rhetorical questions, and did not come down hard about the language.

Cheney and Powell went at each other in a blistering argument. It was Powell's internationalism versus Cheney's unilateralism.

"I don't know if we got it or not," Powell told Armitage later.

The night before the speech, Bush spoke with Powell and Rice. He had decided he was going to ask for new resolutions. At first he thought he would authorize Powell and Rice to say after his speech that the United States would work on them with the United Nations. But he had concluded he might as well say it himself in the speech. He liked the policy headline to come directly from him. He ordered that a sentence be inserted near the top of Page 8, saying he would work with the U.N. Security Council for the necessary "resolutions." It was added to the next and final draft, No. 24.
...

 
Saddam's regime prepares for escape from Iraq
A senior Iraqi envoy has visited several Arab states to ask for asylum for key members of Saddam Hussein's regime in the event of its overthrow.

According to Western diplomatic sources, the envoy - General Ali Hasan al-Majid, known as 'Chemical Ali' to Iraqi Kurds for his role in the attack on Kurds at Halabja in 1988 - visited Algeria, Tunisia and Libya in September to sound out governments about asylum for senior Iraqi officials fleeing the collapse of the Ba'ath regime. Other reports have suggested that members of the regime have recently been in Syria to organise an overland route for Saddam's family to flee in the event of a massive US-led attack. However, all reports suggest Saddam himself would remain behind.

Although it is possible the story is being circulated by Western intelligence agencies to undermine morale within the regime, it seems likely there is much truth in these accounts.

16 novembre 2002
 
Mr. Resident - Long et passionant portrait d'Al Gore � la fin de 2002.
 
Alain Finkielkraut : �La cat�gorie de "r�actionnaire" est fictive� - Attaqu� dans un livre de Daniel Lindenberg comme "nouveau r�actionnaire" et mis au pilori dans un article du "Monde Diplomatique" aux cot�s de Jacques Julliard, Pascal Bruckner, Andr� Glucksmann, Pierre Nora et BHL, d�nonc�s comme supp�ts de "l'empire isra�lo-am�ricain", Alain Finkielkraut r�pond � ses d�tracteurs et d�plore la bipolarisation de la vie intellectuelle hexagonale entre "l'humanit� et ses ennemis", le retour � la pens�e binaire et la cat�gorie m�me de r�actionnaire!

On aura devin� sans peine, � la lecture de ce blog, que son auteur se situe dans cette cat�gorie dite des "nouveaux r�actionnaires", tout en en contestant fortement le terme. Le probl�me est que dans ce monde chaotique les cat�gories ont suivi l'�tat du monde et sont devenues plus floues. On peut:
- ne pas �tre raciste et �tre fermement contre l'slamisme radical,
- ne pas penser que le monde occidental est coupable de tous les malheurs du reste de la terre, sans nier sa responsabilit� pour certains,
- penser que les id�es dites "des Lumi�res" sont universelles et que tous les peuples y aspirent,
- ne pas �tre d'accord avec le relativisme culturel,
- �tre contre le mis�rabilisme et le populisme et �tre sinc�rement soucieux du sort des d�favoris�s,
- penser qu'�tre citoyen comporte des droits et des devoirs,
- �tre pour la responsabilit�, la libert� individuelle et la d�mocratie, avant toutes choses,
- reconna�tre que la globalisation de l'�conomie capitaliste n'est pas � rejeter mais � am�nager et � contr�ler,
- ne pas syst�matiquement bl�mer la "soci�t�" pour ses malheurs ou pour son �tat, ou pour ses actions,
- aimer la modernit� sans oublier et rejeter le pass� et sans �tre fascin� par les gadgets,
- penser qu'il y a des guerres malheureusement moralement justifi�es et n�cessaires et d'autres inadmissibles, tout en sachant que toutes les guerres sont cruelles et qu'elles sont un ultime moyen d'action quand tous les autres sont �puis�s,
- se souvenir avec respect et reconnaissance de ceux qui se sont sacrifi�s pour notre libert� et notre ind�pendance,
- ne pas avoir une attitude monolithique, �tre tol�rant et aimer la confrontation des id�es plut�t que l'anath�me et la violence, l'ouverture � une information diversifi�e et la connaissance plut�t que le dogmatisme et l'ignorance,
- �tre pragmatique, consid�rer que les bonnes id�es sont celles qui fonctionnent pas celles qui sont dict�es par une id�ologie de droite comme de gauche,
- penser que les Droits de l'Homme vont aussi avec le droit � vivre en s�curit�,
- penser que religions et gouvernements doivent �tre s�par�s, d�fendre bec et ongle la la�cit� contre les tentatives de subversion de toutes les religions,
- pr�ferer la spiritualit� � la religion,
- pr�ferer la raison plut�t que la croyance ou l'id�ologie,
- faire la diff�rence entre patriotisme et nationalisme, reconna�tre des vertus au premier et rejeter le second,
- reconna�tre que l'id�e du mal existe au coeur de l'homme,
- rejeter le fanatisme et le nihilisme comme expression du mal,
- ne pas bl�mer les victimes du fanatisme et du terrorisme qui sont toujours injustifi�s quelques soient les causes,
- critiquer les �tats-Unis d'Am�rique quand on les trouve critiquables et non syst�matiquement et visc�ralement, ne pas les penser comme ennemis mais comme amis et protecteurs, rivaux �conomiques parfois mais aussi partenaires,
- �tre pour une paix juste en Isra�l/Palestine pour les deux bellig�rants, sans c�der aux sir�nes populistes pro-palestiniennes,
- ne jamais oublier ni relativiser l'antis�mitisme et la Shoah.

Et quand m�me voter pour la gauche et se sentir plut�t de gauche que de droite, ne pas se trouver "r�ac" mais ailleurs...
 
L'�lys�e s'efforce d'apaiser l'"affaire Ferry" - Jalousie pour sa brillance intellectuelle, son �l�gance et son aisance, pour son livre qui vient de sortir et qui se vend bien, parce qu'il est de la "soci�t� civile" et non du s�rail politique? Conflits avec son sous-ministre Xavier Darcos un proche de Jupp�? Luc Ferry aurait �t� tanc� par le Chef de l'�tat en plein Conseil des Ministres. Le Gouvernement cherche maintenant a r�parer les d�g�ts. Qu'est-ce qu'un type comme Ferry est all� faire dans ce panier de crabe? Myst�re!
13 novembre 2002
 
Meg Hourihan et Jason Kottke, sont � Paris pour un mois et publient sur leurs blogs respectifs une sorte de journal bien chouette de leur s�jour.
 
La Route du Rhum: �a tabasse dur!

- Lo�ck Peyron, flotteur cass�, d�m�t� a d�clench� sa balise de d�tresse. Aux derni�res nouvelles il va bien et attend les secours. 17h00:"Bon, ce que je pensais est arriv�. Mon flotteur tribord est actuellement pos� sur le pont et le deuxi�me est dans un sale �tat ! J�ai eu beaucoup debastaques prisent dans mon safran b�bord, ce qui, lors du d�m�tage a arrach� la partie arri�re du flotteur. Il faut que je trouve une solution pour mon pilote automatique pour me mettre en vent arri�re et soulager le flotteur. Je suis couvert d�huile car j�ai un v�rin qui a explos� � c�t� de moi. Le pont est super glissant et couvert de carbone. Il y a quand m�me plus malheureux que moi... Je vais essayer de dormir un peu."

- Philippe Monnet a chavir�: 17h40: " Physiquement tout va bien, pour le reste, on ne peut pas en dire autant; les conditions ont �t� infernales depuis hier 19h et vers minuit et demie, le vent est pass� peut �tre � 80, 90 ou 100 n�uds d'un seul coup. Sopra Group �tait � sec de toile mais une poche d'air s'est form�e dans une des voiles d'avant et le bateau a chavir� dans la seconde. Vu les conditions, j'ai pr�f�r� attendre qu'il fasse jour avant de d�clencher ma balise de d�tresse. Je suis remont� dans mon bateau et je me suis repos� car j'�tais vraiment �puis�. Cela ne servait � rien de faire prendre des risques aux sauveteurs. "

- Alain Gautier (toujours en course): 18h30: " C�est magnifique et terrible, il y a beaucoup de mer et elle est blanche. Le vent est tomb� � quarante noeuds. On progresse peu et la fatigue est intense, mais �a va. Bien s�r on est conscient que le risque de se retrouver sur le to�t est grand alors on reste prudent car les changements de conditions sont extr�mement soudains et brutaux. "

- Michel Desjoyaux (toujours en course): 17h20: " J'ai tout affal�, je suis sous m�t seul. Je progresse � 10 noeuds dans le 215�".
12 novembre 2002
 
A.S. Byatt (herself!) reviews Terry Pratchett 'The Night Watch' in the Guardian.
Stories both trap people in a continuum and console them with images of beginnings and ends. Pratchett is a master storyteller.

11 novembre 2002
 
A Bulletproof Mind - Un portrait des 'Special Forces'.
[via Bohellz]
 
Arte Radio - Merci � Chryde / Heures creuses de signaler ce site que je recommande � mon tour. Techniquement impeccable et intelligent pour un fond copieux d'�missions passionnantes. Il y en a pour tous les go�ts. Une radio internet exemplaire � tous points de vue.
 
Hunting a Deadly Soviet Legacy - Un article du Washington Post qui fait froid dans le dos. O� sont les milliers de doses potentiellement l�tales de c�sium 137 utilis�es par les sovi�tiques pour des exp�riences sur l'effet de la radioactivit� sur la croissance des plantes?
 
So, Woody, Do You Feel Like Talking About It? - Woody Allen parle de la psychanalyse, de sa vie et de ses films.
10 novembre 2002
 
A partir de demain soir, Canal Jimmy diffuse la neuvi�me saison de 'NYPD Blue'. A raison de deux �pisodes tous les lundis soir (c'est une manie, je voudrais que quelqu'un m'explique pourquoi � la t�l� fran�aise on diffuse des s�ries cens�es durer 24 semaines en douze, �a m'�chappe!).
'NYPD Blue' commence � se faire vieille mais reste un bon show malgr� une h�morragie de casting � peu pr�s aussi dramatique que dans "Urgences". On comprend qu'un acteur trouve un peu longuet de jouer le m�me r�le pendant dix ans! La saison 10 a d�marr� le 24 septembre aux USA!
Autres bonnes s�ries in�dites sur le c�ble en ce moment: 'Six Feet Under' (saison 2), le dimanche soir sur Jimmy, 'The Practice' (saison 4) sur S�rie Club le dimanche soir aussi et 'Sex & The City' (saison 4) sur T�va le mardi soir tard. Sans oublier l'excellent et immanquable 'Northern Exposure' ('Bienvenue en Alaska') (saison 4) sur S�rie Club le dimanche soir vers 23 h.
09 novembre 2002
 
Life on planet Pratchett - Terry Pratchett est l'un des auteurs de fantasy les plus connus en Grande-Bretagne. Comme le dit le Captain, dans son livre "Cartographie du merveilleux": "un pour cent de tous les livres vendus en Grande-Bretagne sont �crits par Pratchett". Pour A.F. Ruaud, "l'oeuvre de Pratchett compose un morceau de litt�rature charnu et roboratif, bourr�e de r�parties percutantes, de solide bon sens alli� � un humour non moins costaud, de philosophie distill�e l'air de rien, de jeux de mots redoutables, de d�tournements lumineux et de personnages attachants." Pratchett est un auteur qui se d�lecte de l'�tranget� de l'univers, qui puise dans la bizarrerie quotidienne la mati�re de ses livres et qui �prouve une boulimie d'�criture extraordinaire.

Il y a plusieurs cat�gories dans la prolif�ration de romans de Pratchett qui ont pour th��tre le "Discworld", un monde imaginaire: les romans qui ont pour h�ros les sorciers et en particulier le plus stupide et v�nal d'entre eux, le nomm� Rincewind, les romans des sorci�res, Granny Weatherwax et consoeurs hilarantes, les romans de la Mort, personnage � part enti�re, tr�s dr�le et qui parle en italique et les romans du Guet ('The Watch') de la sombre cit�e de Ankh-Morporkh. Le dernier roman de Terry Pratchett : "Night Watch" se rattache � cette derni�re cat�gorie.
 
Portrait d'Elie Barnavi, ex ambassadeur d'Isra�l en France.
 
Dream Anatomy - L'anatomie humaine est � la fois fascinante, r�pugnante, inqui�tante et effrayante, elle a inspir� nombre d'artistes au cours des si�cles. Pour illustrer l'anatomie, les artistes n'ont pas toujours �t� au plus pr�s de la v�rit� scientifique mais souvent au plus pr�s de leurs obsessions et de leurs id�es. Exposition en ligne de l'US National Library of Medicine.
[Via boing-boing]
08 novembre 2002
 
Portrait de Lo�ck Peyron, navigateur attachant, au d�part de sa 38�me transat et 16�me en solitaire. Godspeed Lo�ck!
 
�l�ves et anciens Gadz'arts font r�gner la loi du bizutage - Si vous voulez avoir une petite id�e, rien qu'une, de la connerie humaine bien �paisse il faut lire cet article et les justifications apport�es � la n�cessit� de bizuter les nouveaux �l�ves.

Notez bien ce qui arrive � ceux qui refusent (parce qu'ils en on le droit) l'usinage: "La plupart des 1re ann�e se soumettent afin de ne pas �tre exclus du groupe. Ceux qui refusent la PTT sont en effet plac�s hors usinage (HU). Ils ne peuvent adh�rer � l'association des �l�ves qui g�re de nombreuses activit�s, ne sont pas "baptis�s", et donc pas consid�r�s comme des gadz'arts. Sur l'annuaire des anciens, longtemps primordial pour trouver un emploi, le nom des ing�nieurs HU est �crit en italique."

Ca se passe en France, de nos jours, et c'est la future �lite de la nation qui s'illustre avec ces comportements de n�andertaliens!
 
Interpol craint une vague d'attentats simultan�s
PARIS (Reuters) - Le secr�taire g�n�ral d'Interpol affirme dans une rare mise en garde qu'Al Qa�da pr�pare actuellement "une op�ration terroriste d'envergure" par le biais d'attentats simultan�s dans plusieurs pays.

Dans une interview au Figaro, dat� du 8 novembre, Ronald K. Noble ajoute qu'Oussama ben Laden est toujours en vie et que l'attentat de Bali ou la prise d'otages de Moscou s'inscrivent dans "un contexte de globalisation de la terreur". "Il se trame quelque chose d'inqui�tant", d�clare le responsable de l'organisation polici�re internationale, bas�e � Lyon. "Tous les sp�cialistes du renseignement s'accordent pour dire qu'en ce moment m�me Al Qa�da pr�pare une op�ration terroriste d'envergure, des attaques simultan�es qui ne viseraient pas seulement les Etats-Unis, mais plusieurs pays � la fois", ajoute-t-il.
Al Qaida : les inqui�tudes du patron d'Interpol
Le risque demeure plan�taire. Aucun pays ne doit se croire � l'abri, sous pr�texte que la derni�re vague d'attentats s'est produite en Asie. Ces rapprochements g�ographiques ne veulent rien dire. Ces terroristes frappent o� ils veulent, quand ils veulent. Ni le Canada, ni l'Afrique noire, ni l'Australie ne peuvent �tre consid�r�es comme des zones prot�g�es. Consciente du danger, l'Australie vient de d�p�cher un policier � Interpol pour travailler uniquement sur le terrorisme. D�s qu'un pays comporte une �conomie de march�, de gens qui voyagent, des ambassades, un brassage de nationalit�s, il devient une cible potentielle. M�me des individus isol�s, comme le journaliste Daniel Pearl, peuvent �tre vis�s.

 
What blogger are you?
 
Il y a des jours qui commencent mal: ce matin je me suis rendormis pendant une demi-heure apr�s la sonnerie du r�veil, ce qui m'a mis s�rieusement � la bourre (je n'ai pas � proprement parler d'horaires � mon travail, mais quand m�me il y a une heure d�cente et une heure qui fait pas s�rieux!), ensuite, et pour la deuxi�me fois de la semaine, j'ai rat� la station de m�tro o� je termine mon voyage quotidien (Montparnasse-Bienven�e) parce que j'�tais absorb� par ma lecture! La premi�re fois je suis descendu � Pasteur et j'ai pris le m�tro dans l'autre sens, ce matin, je suis descendu � Falgui�re et j'ai rejoint mon lieu de travail � pied.
07 novembre 2002
 
Wasabi : du fort, parfois du faux ~ D�cevant! Le Wasabi qu'on met dans la sauce soja dans nos restaux japonais ne serait qu'un p�le ersatz du Wasabi authentique: "ce petit tas vert � c�t� de votre sushi n'est en g�n�ral rien d'autre que du raifort, de la moutarde et un colorant alimentaire vert vif". Pffff....!
06 novembre 2002
 
Joseph Duemer, at "Reading & Writing" has a lexicon for Democrats.
 
William Saletan from "Slate" is blogging the elections, despite the fact that he's against blogging!...
 
USA: les r�publicains r�alisent un doubl� historique au Congr�s ~ Incontestablement c'est une victoire personnelle pour George W. Bush qui a beaucoup pay� de sa personne pendant la campagne �lectorale. Une victoire historique puisqu'il est rare que le parti d'un pr�sident en exercice n'encaisse pas de lourdes pertes aux �lections de mi-mandat (seuls Franklin Roosevelt et... Bill Clinton lors de son deuxi�me mandat, l'avaient fait). Et une victoire importante pour Bush, puisque mal �lu en 2000, il acquiert avec ces �lections l�gislatives une plus grande l�gitimit�.

Mais c'est une courte victoire, en effet le S�nat est de nouveau � majorit� r�publicaine mais avec une tr�s faible majorit� et la Chambre des Repr�sentants le reste mais avec une majorit� tr�s courte aussi, bien que plus importante que lors de la derni�re l�gislature. On sait qu'aux USA les s�nateurs et d�put�s ont une certaine latitude de vote, il y a toujours quelques "mavericks" d'un bord ou de l'autre pour voter avec l'adversaire quand le cas se pr�sente et de nombreuses tractations et marchandages pour voter les lois. On se rappellera que Bill Clinton, par exemple n'avait pas �t� destitu� alors que le s�nat �tait � majorit� r�publicaine et que ce m�me s�nat � majorit� d�mocrate cette fois-ci avait "tu�" son projet de couverture sociale universelle.

Les cons�quences seront sans doute importantes sur le plan de la politique int�rieure des USA; sur la question de l'Irak peu de choses � attendre car le congr�s avait d�j�, et malgr� la majorit� d�mocrate d'alors au s�nat, donn� quasiment carte blanche au pr�sident.
05 novembre 2002
 
Browsing the web today:
On the New Frontier, Succumbing to Solitude - Michiko Kakutani reviews "Great Dream of Heaven" from Sam Shepard. Sleep Is One Thing Missing in Busy Teenage Lives - Teenagers don't sleep enough, and later is the better. The Natural - Is George W. Bush a dimwitted cowboy or not? Maybe not. Jeremy Paxman: you ask the questions - My favorite british anchorman, is publishing a new book: 'The Political Animal � An Anatomy'. Headphone evolution - Interesting for Walkman aficionados. The unexamined thug life - Makers of an ill-fated indie film about L.A. gangbangers claim that a fear of unruly black audiences has prompted theater owners to shun their work.
 
The Wild Card
One of the many peculiarities of George Catlin's life and work is that while he is known as the painter of American Indian life, and is usually written about in purely historical and ethnographic terms, his pictures linger in the mind as the work of a virtuoso �an artist who wants nothing more than to show off his brilliant, improvisatory technique. It's hard to think of another nineteenth-century American painter whose painting hand is so joyously visible, or whose work continues to present, as Catlin's does, such a sense of artistic freedom and spontaneity. When we look at his various landscapes of the Plains, or his views of Indian life or of buffalo hunts, or his intense and glowing portraits of individual Sioux, say, or Mandan or Pawnee, what we see is the shimmering paintwork as much as the person or place. Catlin's pictures are bound to make many viewers reflect on the troubled history of Native Americans in their own land, but in the way he turns painting into a matter of bright, glistening color, satiny surfaces, poetically awkward drawing, and a muscular physicality, he can make another set of viewers think as easily of Raoul Dufy or Alex Katz.
Il vit pour la premi�re fois des indiens en 1828 � Philadelphie, � dater de ce jour la passion de George Catlin fut de peindre ces magnifiques "peaux rouges" et leur cadre de vie. Pour les saisir sur le vif il devint aventurier et explora les contr�es qui devinrent plus tard le Wisconsin, Minnesota, Oklahoma, Arkansas, Dakotas et Montana, avec la volont� d'immortaliser ces peuples et ces paysages de l'ouest dont il avait l'intuition qu'ils ne survivraient pas � l'avanc�e de l'homme blanc.

Mais Catlin n'�tait pas seulement un amoureux de la prairie, il pouvait �tre insensible et pr�t � tout pour parvenir � ses fins et faire de l'argent avec ses tableaux et ses indiens, il n'�tait pas tr�s bon 'businessman' cependant et dans ce domaine tous ses efforts furent des �checs. Restent ses tableaux, indispensables t�moins d'une �poque: la conqu�te de l'ouest et d'une civilisation.
 
Magnifique photo de l'ISS (International Space Station)
Via un blog d'Alaska: CraigLog
 
Un amour de cimeti�re ~ Bertrand Beyern est un fin connaisseur des cimeti�res et du P�re-Lachaise en particulier. Ses visites ont l'air passionantes. J'ai toujours beaucoup aim� le P�re-Lachaise, le plus grand cimeti�re de Paris, c'est un endroit calme et riche quoiqu'un peu trop encombr� (par endroit la densit� de tombes est trop importante), juch� sur un petite colline d'o� on a une jolie vue sur la capitale, vert et parsem� de curiosit�s d'architecture fun�raire.
Les caveaux "�a m'suffit" avec leurs chagrins anonymes et leurs plaques de marbre passe-partout sont plus nombreux mais moins risibles que les chapelles n�ogothiques, les monuments pompeux, les mausol�es boursoufl�s de ceux qui tiennent souvent plus de place qu'ils n'ont laiss� de vide. Ainsi de l'�norme confiserie des chocolatiers Menier, du sarcophage de F�lix Potin, roi des �piciers, du monument pharaonico-napol�onien du petit Aldolphe Thiers (1,55 m) qui �crasa la Commune dans le sang ou de la st�le ronflante de tel illustre "chef de centre aux ch�ques postaux hors classe honoraire". La palme de l'autoc�l�bration revient peut-�tre au com�dien L�on No�l, qui fit immortaliser dans la pierre la critique qu'un feuilletoniste pondit sur lui en 1893: "Comme que je ne cesse de le r�p�ter depuis dix ans, c'est un des meilleurs com�diens de ce temps."

 
White Apple ~ Je ne connais Jonathan Carrol autrement que par ce qu'en a �crit le Captain et Iokannaan, mais son journal d'�crivain sur le web m�rite d'�tre lu. C'est aussi plaisant que celui de son c�l�brissime coll�gue Neil Gaiman.
04 novembre 2002
 
Apr�s un week-end prolong� en province, je suis tout heureux de retrouver Paris. Je me dis qu'il n'y a pas beaucoup d'endroits o� je me sente bien, et de plus en plus, bien que je sois content de temps � autre d'aller ailleurs et de voir du monde, j'ai de plus en plus de mal � passer de l'autre cot� du P�riph�rique!

Mes villes pr�f�r�es sont dans l'ordre Paris, New-York et Londres. Parfois je m'arr�te sur le trottoir et je me dis que j'ai vraiment une chance inou�e de vivre � Paris. C'est un "bonheur parisien" et �a m'arrive tr�s souvent, c'est d�cl�nch� par une vue fugitive, une passante ou un passant, un reflet de soleil sur un toit de zinc, la qualit� de la lumi�re, le ciel aper�u au dessus des toits, un bel immeuble, une jolie frise, un mascaron, les feuilles d'automne aux arbres, la bruine douce et douillette qui vient de l'Atlantique et qui fait luire le pav�, les lumi�res du soir, un r�verb�re allum�...! Nombre de fois aussi, j'ai envie de p�ter la gueule � tous les passagers de ma voiture de m�tro ou de bus, ou au c... d'automobiliste qui vient de klaxonner ou de me refuser la priorit� sur un passage prot�g�, ou au gros c... qui ne ramasse pas la merde de son chien, mais c'est le prix � payer quand on vit en ville et franchement je n'aimerai pas vivre ailleurs!
 
'A hell of an earthquake' ~ Un tremblement de terre de 7,9 sur l'�chelle de Richter a secou� l'Alaska! 7,9 �a c'est un "big one"! L'Alaska �tant faiblement peupl� il n'y a pas de victimes, mais beaucoup de dommages. Le pipe-line qui traverse l'Alaska a �t� endomag� mais il n'ya pas eu de fuites signal�es.

 
The lost adventure of childhood ~ Michael Chabon parle de son dernier livre "Summerland" dans Salon.
02 novembre 2002
 
The dark, Gothic past of Michel Faber
Something terrible happened a long time ago to Michel Faber, the author of "The Crimson Petal and the White." He is not sure what it was - he has few memories before the age of 7, he said. But he said he knows that things were so turbulent in his family that his mother severed ties with her two older children, his half-brother and half-sister, and still refuses to discuss them.
Oh, Faber mentioned in a recent interview, almost as an afterthought: There was the time, when he was 5 or 6, that he was hospitalized because he stopped eating and drinking. "Looking back on it with the perspective of an adult, it was very clear that I was seriously depressed, and I was trying to die," Faber said. "Not having specific memories, I can't confidently say what that was all about. All I can think of was that there was so much grief in my environment to do with the unfortunate disappearance of my siblings that I just decided it would be easier on everyone if I didn't exist."
Faber, 42, related all this with a serene matter-of-factness that did not waver, whether he was discussing his inexplicable lack of a sense of smell, ordering his tarte Tatin, describing the crippling bouts of despair that sometimes consume him or speaking of the extensive research into the minutiae of Victorian life that underlies "The Crimson Petal and the White."

01 novembre 2002
 
Fear stalks Shepard's West ~ Review of "Great Dreams of Heaven".
Fear coils beneath the stories in "Great Dream of Heaven," surfacing now and again in the scared eyes of a teenager or the terrified imaginings of a lonely gas station clerk. Some fear springs naturally from a scene's violence, real or implied, such as when a party guest winds up on the wrong end of a loaded gun. The more complex characters are scared of failure, loss or loneliness.
Of course, the writing reveals other strong emotions, all those that make a Sam Shepard story as familiar as an old leather saddle: sexual desire, antagonism, jealousy and regret. But fear dominates this book much more than Shepard's classic 1996 collection of short stories, "Cruising Paradise."

 
�Six Feet under�, s�rie mortelle ~ Oui, excellente cette s�rie HBO (comme les Sopranos et Sex & The City), on l' a d�j� dit. La deuxi�me saison est commenc�e depuis six �pisodes sur Canal Jimmy (dimanche soir, deux �pisodes, Canal Jimmy reprend les d�testables habitudes de diffusion des cha�nes hertziennes apr�s les avoir, avec raison, tant d�cri�!), et c'est bien, tr�s bien, plus sombre que la premi�re saison, avec plus d'incertitudes sur le sort des personnages, mais passionnant. Le producteur de la s�rie, Alan Ball, dit :"Six Feet under est un soap opera existentiel qui ne parle que de la vie � travers le prisme de la mort". Soap Opera existentiel, c'est exactement �a.

Powered by Blogger