Douze Lunes
28 juin 2003
Mountie!
The Mountie Collection - Une compilation d'art et d'illustration sur la Police Mont�e Canadienne.
(Via Brad Zellar)
27 juin 2003
Ce � quoi le Conseil de S�curit� a �chapp�
"Ecrit dans les soupentes et les arri�re-salles, � l'ombre des estrades, cet �loge noirci � la lumi�re de l'�me avec l'espoir insens� d'une vie meilleure veut d�ployer sortil�ges et envo�tements pour assouvir la rage d'un poseur de po�mes" pontifie Dominique de Villepin (oui, le ministre des Affaires Etrang�res) � propos de son volumineux bouquin (800 pages): Eloge des voleurs de feu (critique dans Lib�). C'est pas possible d'�crire comme �a, il se prend pour Chateaubriand! Curieux cette propension des hommes politiques fran�ais � �crire des livres litt�raires. De Villepin n'en est pas � son premier, Pompidou avait commis, de son temps, une Anthologie de la Po�sie Fran�aise, Giscard a fini par pondre un mauvais roman, mais racontait qu'il aurait tout donn� pour �tre Flaubert ou Maupassant. Mitterrand n'a pas �crit de litt�rature mais a publi� plusieurs livres d'essais politiques a "ambition" litt�raire, Bayrou a pay� sa maison avec une biographie d'Henry IV et m�me Sarkozy s'est fendu d'une biographie de Georges Mandel! Chirac... non, pas Chirac. C'est une exception! Bon, allez, faut pas dire du mal, reprenons encore un peu de Villepin: "0ui, contre les forces aveugles, toutes les puissances st�riles, choisissons le combat qui grandit. Alors cet ouvrage, pour refuser la fatalit� et le vertige, pour chasser la peur qui crie au fond de nous !". Tssss!
26 juin 2003
Google Toolbar
La nouvelle barre d'outils de Google, munie de "Blog This" et d'un bloqueur de pop-ups. Je l'ai install� et �a fonctionne plut�t bien.
25 juin 2003
La phrase du jour
Wherever You Are: "I am tempted to buy a copy of Harry Potter and the Something of Whatever, though - if only because it looks like it would make a superb insect-killer."
Colonies spatiales
Dans les ann�es 70 la NASA �tudia le concept de "colonies spatiales", un certain nombre de dessins furent ex�cut�s pour illustrer ces �tudes. Ces illustrations sont pr�sent�es sur ce site. Certaines sont splendides.
Space Colony Art from the 1970s
Via Incoming Signals.
George Orwell's six rules
'1. Never use a metaphor, simile, or other figure of speech which you are used to seeing in print.
2. Never use a long word where a short one will do.
3. If it is possible to cut a word out, always cut it out.
4. Never use the passive where you can use the active.
5. Never use a foreign phrase, a scientific word or a jargon word if you can think of an everyday English equivalent.
6. Break any of these rules sooner than say anything outright barbarous.'
Trouv� chez William Gibson
Mob Project
Un article de Wired sur les manifs spontan�es dont je parlais l'autre jour.
'The e-mail invite instructed participants to synchronize their watches and be waiting at 7 p.m. in one of four specified bars at a particular spot (for example, near the framed prints of the elephant and the leopard in the midtown Holiday Inn's bar). That evening, mob representatives sporting stylish headgear appeared in the bars and passed out slips of paper containing information on where the mob was to convene and what to do once they got there. About 200 people then proceeded to Macy's. They rode the escalators to the ninth floor rug department, where they gathered around a large carpet on display.
"We were told to say we all lived together in a big old warehouse in the suburbs," said Jenni Valton, a participant. "We all explained to the salesman that we were looking for a love rug to play on, and that we only make purchases as a group." After discussing the merits and drawbacks of the selected carpet for 10 minutes, the mob dispersed.
"It was all perfect," Bill said of the activity. He refused to comment on plans for the next mob event, beyond confirming that there will be another action in July.
Some mob members said they believed the project could serve as an excellent trial run for political protests. But most said they hoped the Mob Project didn't turn political.'
24 juin 2003
Les charmes de la blogeoisie ;-)
Chez Jason Kottke:
'Back on May 15th, I wrote a 221-word entry on my first impression of The Matrix Reloaded. At last count (mid-afternoonish on June 17th), people have left 700 comments in the thread attached to that entry (7 of which are mine). Those 700 comments comprise a total of ~125,000 words (~180 per entry); that's about 3.3 150-page books. The HTML file is in excess of 1.3 MB in size, has been viewed about 5000 times in the past two weeks (during which about half of the comments were left), and is responsible, all by itself, for 5.3 gigabytes of data transferred from kottke.org this month.'
Who owns the conversation on my web site? (kottke.org)
22 juin 2003
William Eggleston, American photographer
William Eggleston [Getty Museum - Los Angeles]
'A native Southerner raised on a cotton plantation in the Mississippi Delta, Eggleston has created a singular portrait of his native South since the late 1960s. His large-format prints monumentalize everyday subjects ranging from a tiled shower to a horse meandering across a field.'
Master of Photography Gallery, cliquer sur la fl�che en bas � droite pour faire d�filer les photos.
Voir aussi la colonne "multimedia" du New York Times Magazine, le slideshow apell� In Country (En bas dans la colonne de gauche).
21 juin 2003
Les mots et la musique de Leonard
Voici donc ma participation � "Blog Ta Musique". Je n'ai pas fais original, pas autant travaill� et avec autant de talent que "Kill Me Again". J'ai d�cid� de parler d'un artiste que j'aimais. J'avais le choix. Depuis que j'�coute de la musique j'ai ador� beaucoup de monde, et dans un peu tous les genres. J'aurais pu vous parler de Brassens, de Pat Metheny, de Lou Reed, de Tori Amos, des Stones, des Beatles ou encore de Cole Porter, de Duke Ellington, de Keith Jarrett ou de Jan Garbarek (dont l'un des disques a donn� titre � ce blog), ou bien de Villa Lobos, de Bob Dylan, de Joe Hisaishi, de Coltrane, des Doors, de Miles Davis, d'Oscar Peterson... Mais c'est de Leonard Cohen que je voudrais vous entretenir bri�vement.
Parce que la musique et les mots de Leonard m'accompagnent la plupart du temps, qu'il n'est pas de semaine sans qu'un de ses CD tourne chez moi et souvent le jour entier. Du premier titre, "Suzanne", que j'ai entendu jusqu'� ses plus r�cents ouvrages. Et que quand ce n'est pas lui qui chante, c'est Jeff Buckley qui magnifie "Hallelujah" ou Geoffrey Oryema qui fait monter "Suzanne" dans les airs... Je n'aime pas tout ce que Leonard a fait, il a eu vers le milieu de sa carri�re ("Death Of A Ladies Man" - 1977), un gros passage � vide. Surtout apr�s le magnifique "Songs Of Leonard Cohen" (1967), le d�licieusement �touffant "Songs From A Room" (1969), le somptueusement d�pressif "Songs Of Love And Hate" (1971), le tr�s beau "New Skin For An Old Ceremony" (1974). Puis il s'est ressaisi avec "Various Positions" (1985) et est compl�tement ressuscit� avec "I'm Your Man" (1988), "The Future" (1992), avant d'atteindre enfin la s�r�nit� sans illusions avec les moines zen du Mt Baldy et "Ten New Songs" (2001). Leonard, c'est une voix des cavernes, de plus en plus grave avec l'�ge. C'est une diction qui est elle m�me musique, une prononciation de la langue qui la transforme en musique. Ce sont des m�lodies a�riennes et terrestres, tour � tour ou � la fois.
L'une des chansons de Leonard que je pr�f�re est "Everybody Knows". Une de ses chansons les plus sombres et les plus d�sesp�r�es, chant�e sur une m�lodie de sirtaki sautillante et gaie. Et c'est ce contraste entre la d�sesp�rance des paroles et le rythme sautillant de la m�lodie qui rend cette chanson fascinante. C'est souvent comme �a chez Leonard, la musique �pouse parfaitement les paroles ou les contraste mais elle n'est jamais innocente, jamais gratuite. Ecoutez ce cantique h�breu qu'est "Hallelujah", cette m�lodie d�structur�e dans "Jazz Police", cette lancinance dans "Avalanche", ce rythme obsessionnel dans "The Butcher", cette douceur dans "Seems So Long Ago, Nancy", cette ivresse dans "Tonight Will Be Fine"... Leonard n'est pas seulement un grand po�te, c'est un tr�s grand compositeur. Vous ne me croyez pas? Ecoutez bien "Joan Of Arc", "Sisters Of Mercy", "A Thousand Kisses Deep"...
Oui, Leonard est un g�nie. Un po�te et un musicien g�nial. Longue vie � lui, qu'il nous donne encore beaucoup d'oeuvres comme sa plus r�cente: "Ten New Songs".
'Now I've heard there was a secret chord
That David played, and it pleased the Lord
But you don't really care for music, do you?
It goes like this
The fourth, the fifth
The minor fall, the major lift
The baffled king composing Hallelujah
Hallelujah
Hallelujah
Hallelujah
Hallelujah
Your faith was strong but you needed proof
You saw her bathing on the roof
Her beauty and the moonlight overthrew her
She tied you
To a kitchen chair
She broke your throne, and she cut your hair
And from your lips she drew the Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah
Hallelujah, Hallelujah...'
Leonard Cohen - Hallelujah
19 juin 2003
Draconien
Le s�nateur des Etats Unis Orrin Hatch (R) dit vouloir que se d�veloppe une technologie permettant de 'd�truire le PC' de celui qui t�l�charge ill�galement de la musique.
Destroy 'pirate' PCs, says politician [BBC]
Images
"Third View makes rephotographs of historic American Western landscapes, Makes new photographs, keeps a field diary of it's travels, and record video and sound to reinterpret Western scenes."
18 juin 2003
Patricia Highsmith
'She thought that kissing a man was like 'falling into a bucket of oysters'. When she looked at a trouser-press in a hotel bedroom, she imagined it as an instrument of torture. She wrote more than 30 books in a distinctive, stealthy prose. And in her novels of unease and ambiguity, she created a genre of her own.'
Read Ripley's dame, review of "Beautiful Shadow: Life of Patricia Highsmith" by Andrew Wilson. [Guardian]
A skeptical guide to Doomsday
'At a time of global unease, worst-case scenarios have a certain appeal, not unlike reality TV. And it's only natural to focus on danger; if nature hadn't programmed human beings to be wary, the species might not have gotten this far. But a little perspective is in order. Let's review the various doomsday theories, from least threatening to most. If the end is inevitable, at least there won't be any surprises.'
Read We're All Gonna Die! [Wired]
Watchblog
Politique am�ricaine: Watchblog est un team weblog, s�par� en trois parties, une pour chaque grande tendance politique des Etats Unis, cr�� pour suivre les �lections de 2004.
Yanomami
Exposition: Yanomami, l'esprit de la for�t, � la fondation Cartier (Paris, du 14 mai au 12 octobre 2003).
'Provoquer une rencontre entre les chamans d�un village yanomami d�Amazonie br�silienne � Watoriki, la Montagne du vent � et un ensemble d�artistes internationaux. Sans paternalisme ou pittoresque. Un projet de confrontation � de � mise en regard � - con�u avec les chamans du village de Watoriki et notamment avec Davi Kopenawa, leur porte-parole.
Yanomami, l�esprit de la for�t ne pr�sente donc ni parures traditionnelles, ni art am�rindien ou syncr�tique. Son propos n�est pas pour autant documentaire ou humanitaire. Prenant la pens�e yanomami sur un plan d��galit�, l�exposition offre � voir � travers des films, des photographies, des peintures, des sculptures et des installations vid�o, un dispositif de correspondances et de r�sonances avec la r�flexion cosmologique et l�exp�rience visionnaire des onze chamans du village de Watoriki. '
Aaah Paris! (Images)
Magnifiques photos panoramiques de Paris , sur le site d'Arnaud Frich. A voir absolument...
Il n'ya pas que des photos de Paris d'ailleurs dans cette galerie, et toutes sont �patantes.
(Via navire.net).
17 juin 2003
Smart inexplicable mobs
Smart Mobs Take Manhattan:
Un nouveau jeu: utiliser l'e-mail pour r�unir au m�me endroit, soudainement et sans raison particuli�re, une foule importante qui dispara�t au bout de 10 minutes! Ca rend nerveux la police, en particulier, mais pas qu'elle. Le jeu s'appelle "inexplicable mobs".
'You are invited to take part in MOB, the project that creates an inexplicable mob of people in New York City for ten minutes or less. Please forward this to other people you know who might like to join.
At the very least, please forward this to all those to whom you sent the invitation for MOB #1, because someone seems to have gotten the wrong impression about the MOB. I am thinking, in particular, of whoever saw it necessary to tell the store and/or the police department about MOB #1, causing SIX POLICE OFFICERS AND A PADDYWAGON to be sent out to disrupt it. Let us call this person "Squealy."'
(via BoingBoing).
16 juin 2003
Images
Dans le style et probablement avec la m�me technique que Katinka Matson, voyez ces Herbarium Berolinensis Digitalis. Splendide.
Europe and America
The banality of the good [Timothy Garton Ash for the New Stateman]
'I don't want to live in a Europe that is trying to build its identity by asking itself how to stop America. It's hopeless, because to define yourself against the US will not unite Europe - it will split it down the middle, as we saw over the Iraq war. It split governments, with France, Germany and Belgium on one side, and most of the rest on the other. It split public opinion, with most people against war and against Bush, but certainly not against America. To be European today is, whether we like it or not (and I do like it), to be deeply intertwined with America - culturally, socially, economically, intellectually, politically. Why cut off your nose to spite your face? Why define yourself by who you are against, rather than by what you are for?'
15 juin 2003
Arsenic et eau du puit
De 28 � 77 millions de Bengalis et d'Indiens seraient en danger d'empoisonnement lent par l'eau potable � forte teneur en arsenic d'origine naturelle.
Arsenic-Laced Well Water Poisoning Bangladeshis [National Geographic]
Sumo
Pour les amateurs, un site tr�s complet sur le sumo en anglais: r�sultats des tournois, techniques, fiche tr�s compl�te pour chacun des rikishi, etc...
Grand Sumo Home Page.
Bienvenue au XXI�me si�cle
Fast forward into trouble [Guardian]
En introduisant, il y a quatre ans, au Bhoutan, petit royaume bouddhiste himalayen coup� du monde, la t�l�vision par c�ble, le roi Jigme Singye Wangchuck ne pouvait pas se douter du changement radical qui allait se produire dans la population.
'The children of Punakha are, by the dozen, abandoning their ghos for jeans and T-shirts bearing US wrestling logos; on their heads are Stars and Stripes bandannas. On the whitewashed mud wall of the ancient crematorium, they have scrawled in charcoal a message in English: "Fuck off Kinley and die."
How quickly their ancient culture is being supplanted by a mish-mash of alien ideas, while their parents loiter for hours at a time in the Welcome Guest House, farmers with their new socks embossed with Fila logos, all glued to David Beckham on Manchester United TV. A local official tells us that in one village so many farmers were watching television that an entire crop failed. It is not just a sedentary lifestyle this official is afraid of. Here, in the Welcome Guest House, farmers' wives ogle adverts for a Mercedes that would cost more than a lifetime's wages. Furniture "you've always desired", accessories "you have always wanted", shoes "you've always dreamed of" - the messages from cable's sponsors come every five minutes, and the audience watching them grows by the day. '
11 juin 2003
La travers�e de Paris
Paris pas � pas [Le Monde]
La travers�e de Paris par le GR 3, de la Porte Maillot � la Porte Dor�e. Et un de mes "bonheurs parisiens", suivre les voies de la Petite Ceinture, surtout dans l'Est et le Nord-Est de Paris:
'Inconnue de la plupart des Parisiens, la petite ceinture est une voie ferr�e fantomatique. Elle avait pour but de faire communiquer les grandes gares parisiennes entre elles. Boucl�e en 1862, � l'abri des fortifications aujourd'hui d�truites, elle fut progressivement d�tr�n�e par le m�tro. Le dernier train a roul� ici en 1934. Depuis cette date, la ligne est en sommeil. Une v�g�tation sauvage pousse le long de ses talus. En d�pit des grillages qui la prot�gent, une humanit� discr�te hante ses parapets envahis par les tags. A partir des Buttes-Chaumont, nous ne cesserons de la croiser, de la longer, de l'enjamber. Souvent elle s'�clipse dans un tunnel pour ressurgir en contrebas, entre deux talus. Parfois elle surplombe une rue paisible adoss�e � cette muraille oubli�e (rue Gambon, villa du Bel-Air). Ses anciennes gares n'ont pas toutes disparu. De celle de M�nilmontant, il ne reste qu'une passerelle romantique. D'autres ont �t� totalement transform�es, comme celle de Charonne, mais on reconna�t encore leur architecture caract�ristique.'
Police log
The Arcata Police Log, small town life with humour:
'Wednesday, May 14 1:31 a.m. Two turgid grease drums leaked distilled bodily roilings of food animals into the alley behind a Plaza hotel. To that slickened scenario, add a doddering drunk name of John Doe whose wallet had been retained by a nearby bartender. The grease and drunk were absorbed by separate forces.
2:36 a.m.
A he and she, vehemently
Found that they just could not agree
On a joint understanding
Door slams notwithstanding
Cops toned down the antipathy.
2:22 p.m. A woman said she got a phone call from a man with a "Middle Eastern accent" who said he was a Hindu and had good news, but first, he would need her Social Security number. She didn't give it.
2:36 p.m. A rocketing shoplifter, in full flee from an I Street cooperative supermarket, dropped his puppy or perhaps jettisoned the canine accessory to attain required escape velocity.
.../...
Saturday, May 17 12:51 a.m. Drunk, jailed.
2:06 a.m. Drunk, jailed.
2:15 a.m. Drunk, jailed.
7:18 a.m. Two men discovered the enchanted grotto between a defunct art deco movie theater and an auto repair business, and police soon discovered them.
8:24 a.m. No, you don't just set up your garage sale on someone else's downtown property and hope for spillover dollars from Farmers' Market customers.
4:53 p.m. A bottle of the vinter's art was winenapped from an I Street cooperative supermarket, to be furtively savored elsewhere.
7:55 p.m. A bloody syringe was spotted on Baldwin Avenue, and a woman didn't want to pick it up. But it turned out to be a pen with red ink, which an officer returned to its owner...'
Arcata is a small town in northern California and I don't remember on which blog, i found this...
10 juin 2003
Google vs weblogs
Blogging's too good for them [Guardian]
'Do they really believe that it's possible to separate the web into legitimate information sites (good) and weblogs (evil) or that by purging bloggers from Google, the internet will suddenly become more relevant and more useful? Not only is this hilariously simplistic but it's also diverting attention from the real problem - that the web is drowning in a sea of crap, created partly by the less literate webloggers but also by biased media outlets, hate groups, pointless personal homepages, porn sites, multilevel marketers and out and out loons.
If Google really wants to improve its service then it should forget about trying to treat bloggers as one homogenous, problematic group and start developing intelligent search robots that are capable of separating the wheat from the chaff across the entire web.'
09 juin 2003
Google tips
In Getting More From Google you'll find some useful tips to use the famous search engine. (via Ernie The Attorney).
Lisez et pleurez...
Read it and weep [The Independent]
Le journal a demand� a un grand nombre de personnes connues (�crivains, politiques, essayistes, etc. ...) de d�signer le livre qu'ils ont le plus d�test�. Les r�ponses sont souvent pleines d'humour et parfois surprenantes. A.S. Byatt a d�test� "Belle du Seigneur", plusieurs, dont Alain de Botton, citent "Le Seigneur des Anneaux". Romans que, bien entendu, j'ai ador�!
En ce qui me concerne j'ai une aversion non dissimul�e pour les romans d�goulinants de gentillesse et de bien-pensance de Daniel Pennac (la version romanesque de T�l�rama!) et pour les chiantissimes essais de Philippe Delerm (qui ont le m�rite d'�tre courts, pourtant). Nul n'est parfait!
08 juin 2003
Images
Subway
Magnifique collection de photos prises dans le m�tro de New York. J'adore ce genre de photos, shoot�es dans l'instant, comme � la d�rob�e, photos d'un quotidien magnifi�, d'une banalit� transcend�e. (via Solipsitic)
"L'acte le plus difficile est celui que l'on croit le plus simple: percevoir, d'un regard en �veil, les choses qui se pr�sentent � nos yeux" Goethe
Oh! Et ne surtout pas manquer les superbes photos de Stuart Klipper United States (via Brad Zellar)
Wishful thinking
Ah! Et si Neal Stephenson faisait comme Neil Gaimann et William Gibson ou encore Bruce Sterling, et �crivait un blog!
Baghdad now
A latte - and a rifle to go [Euan Ferguson - The Observer] "Baghdad's cafes are busy but there's no clean water. Galleries are opening, but visitors are armed. Patients freed from the bombed psychiatric hospital are returning there - because they feel it's safe."
Excellent dispatch by Euan Ferguson, read it all.
'No one sane could doubt the rich monstrousness of Saddam's many years climbing to power and hanging on with cunning and thuggery. One trip banishes all doubts. The former palace of Saddam's great chum General Maher Mustafa al-Tikrit, on the banks of the Tigris, has been appropriated as one headquarters of the Committee for Free Prisoners, set up to try to track down the whereabouts, or more honestly to confirm the deaths, and match names with graves, of the staggering numbers who began disappearing from the face of Iraq when Saddam began his rise. Outside in the courtyard mothers in black are holding wet wipes, against the heat and the stink of rubbish, and studying lists of names on the wall, hoping to see a mention of their son. The lists are held up with brown duct-tape. There are about 14,000 names. Inside, the committee has turned the basement into a haphazard research room, trying to match more names. Battered filing cabinets tumble over each other, lying on top of a broken WC: they contain many more thousands of files detailing what happened to 'political prisoners'. This is just the start. One of the staff, Abd al-Ratha Alekabi, has spent the week digging up graves. On Friday he gives his hands a good wash and comes here to dig up names.
And then you drive back, through the centre, and see what has happened to the ministries and powerhouses that used at least to keep some of the country alive, and realise that they have not merely been looted but invaded, lobotomised, trepanned. The Americans are hardly in evidence, and soon it will be dark again, and the guns will begin again: and you can't help but wonder how, when we managed to get the surgical excision of Saddam so right, we have apparently managed to get everything else so wrong in this country. An old and an interesting country, and one in which everyone has been unfailingly, unaccountably courteous and helpful, apart from the ones who are trying to shoot you. They welcomed me into one mosque for Friday prayers, this know-nothing Westerner whose country had just helped bring their city to a halt, careful as they washed their feet not to use too much water. Prayers were all-male: women have stopped coming out for the moment.'
[Read on...]
Voyage dans le temps
En regardant dans mes archives d'il y a un an j'ai retrouv� cette phrase de Simon Schama:
'- If you could make one journey backwards in time, without the possibility of coming back, where would you go?
- Amsterdam, 1660. The best bread; the best pictures; the most stunning streetscapes in the world; the most musical pubs; the glossiest dogs; the most dazzling women, the most arrogant men; no kings, no wars (for the time being), no bishops; Jews, books, harpsichords galore and... somewhere, Rembrandt van Rijn.'
Je suis d'accord avec lui, �a devait �tre "le bon temps" (bon, les vaccins et les antibiotiques en plus, �a serait parfait, non?).
Intellectual summer
'[...]We landed at the airport and the first thing we smelt was oleander and another white flower that bloomed out of the lava. We drove up some still fairly dodgy roads before turning down a tiny path and arriving at this mind-blowingly wonderful place. The resort was based on an old Hawaiian fishing village, with Polynesian houses based around saltwater ponds and lagoons. It sounds a bit Club Med-ish, but it really wasn't. There were hammocks on the beach and green turtles in the bay.
My whole body just changed; you breathe a different kind of air and you have an entirely different sense of what you have to do with your day. By the end, one of the children said, 'Dad and Mum, when I come to live here, will you both come and visit me?' The whole place was a great way to stop being intellectual, which is what I like doing in the summer. My wife would howl with derision if she heard me saying that, because I'm ashamed to say, even on holiday I get up before dawn and write a bit.'
Simon Schama in Hawa� - My perfect summer [The Observer]
How to climb Everest
How to climb Everest [The Observer]
Be prepared to health concerns: alpine trench foot, coughs that can make you cough up throat tissue, cuts never healing, altitude sickness allowing blood vessel to leak in the lungs or the brain, loss of stomach functions, Acute Moutain Sickness that can make you drown in your own lung fluid, frostbite, hypothermia, broken bones, sunburns, thrombosis, embolism.
Very exciting!
A lire..
Danny Pearl Case Isn�t Yet Closed For Journalists [New York Observer - Ron Rosenbaum]
Who Shot Mohammed al-Dura? [Atlantic Monthly - James Fallow]
Is lying about the reason for a war an impeachable offense? [CNN - John W. Dean]
[UPDATE: je n'avais pas r�alis� que l'auteur de ce dernier document �tait le John Dean, ex-conseil du pr�sident Nixon et protagoniste �minent de l'affaire du Watergate... Pas �tonant qu'il ait l'air de savoir de quoi il parle.]
07 juin 2003
Reasons for war
U.S. has gained little if Bush lied about reason for war - Mark Bowden -Philadelphia Enquirer.
'Truth in public life has always been a slippery commodity. We expect campaigning politicians or debating journalists to pitch and spin. Facts are marshaled to support arguments and causes; convenient ones are trumpeted and inconvenient ones played down or ignored. This is the political game.
But when the President of the United States addresses the nation and the world, I expect the spinning to stop. He represents not just a party or a cause, but the American people. When President Bush argued that Hussein possessed stockpiles of illicit and deadly poisons, he was presumably doing so on the basis of intelligence briefings and evidence that the public could not see. He was asking us to trust him, to trust his office, to trust that he was acting legitimately in our self-defense. That's something very different from engaging in a bold policy of attempting to remake the Middle East, or undertaking a humanitarian mission to end oppression. Neither of these two justifications would have been likely to garner widespread public support. But national defense? That's an argument the President can always win.
I trusted Bush, and unless something big develops on the weapons front in Iraq soon, it appears as though I was fooled by him. Perhaps he himself was taken in by his intelligence and military advisers. If so, he ought to be angry as hell, because ultimately he bears the responsibility.'
06 juin 2003
Retraites
Comment combiner de fa�on acceptable niveau des cotisations, niveau des pensions, dur�e des cotisations et croissance...
Embrouille et fum�e Sabine Delanglade - L'Express
'Face donc � ces contraintes d�mographiques, que peut-on faire? Faute de disposer du texte des �solutions alternatives� que le PS aura sans doute publi� aux calendes grecques, le commun des mortels ne peut jouer que sur trois leviers: augmenter les cotisations, diminuer les prestations ou reculer l'�ge de la fin du travail. Aucune solution ne peut �tre prise isol�ment, les simulations du Conseil d'orientation des retraites l'ont montr�: le choix unique de la premi�re mesure accro�trait de plus de 25% le total des pr�l�vements directs pesant sur les salaires (cotisations salari�s et employeurs, et CSG); celui de la seconde r�duirait le niveau de vie des retrait�s � 43% de celui des actifs; enfin, si l'on jouait seulement sur le recul de l'�ge de d�part, il faudrait, d'ici � 2040, le porter � 68 ans.
La solution choisie par le gouvernement et soutenue par la CGC et la CFDT est donc celle d'un �mix� entre hausse des cotisations et surtout allongement du temps de la vie au travail. A cet �gard, tout l'int�r�t des travaux de l'�conomiste Michel Didier est d'analyser chacune de ces possibilit�s � travers ses effets sur la croissance, ce qui n'avait pas �t� fait jusque-l�. On se contentait de calculer l'effet des diff�rentes solutions, de partir d'un taux de croissance d�fini � l'avance, en g�n�ral 2,5%. Mais c'�tait oublier que la solution choisie aura elle-m�me son effet sur la croissance! Et pas des moindres. Voici donc une lacune combl�e. Ainsi, qui dit hausse des cotisations dit accroissement du co�t du travail et donc pertes d'emplois: au moins 300 000 � l'horizon 2040, pr�voient les experts. �Une hausse des cotisations entra�nerait une baisse permanente du niveau de vie par habitant, par rapport � la tendance de croissance de l'�conomie, de l'ordre de 10%�, ajoutent les �conomistes Pierre-Yves H�nin et Thomas Weitzenblum, cit�s par Didier. Pas brillant! Selon les m�mes auteurs, la r�duction des pensions reviendrait � restreindre la consommation des retrait�s, et donc � rogner la croissance cette fois-ci de 3%. Reste la troisi�me solution: la remont�e de l'�ge effectif de la retraite. Celle-ci para�t d'autant plus logique en France que les �r�serves� y sont exceptionnelles, avec un taux d'activit� des 55-64 ans (38%) tr�s faible par rapport � celui, par exemple, des pays scandinaves (plus de 50%). �L'adoption d'un dispositif de d�part � la retraite plus tardif pourrait conduire � un gain de niveau de vie de l'ordre de 24%�, estime l'�tude d�j� cit�e. �Augmenter les taux d'activit� favorise la croissance et l'emploi. C'est le seul mod�le gagnant-gagnant�, juge Michel Didier.'
Pour un r�f�rendum sur les retraites Daniel Cohen pour Le Monde
'Le formidable travail p�dagogique du COR permet de saisir les diff�rents arbitrages qui existent entre ces instruments. Le premier d'entre eux correspond � ce qu'on pourrait appeler la diagonale du Medef, qui consiste � ne jouer que sur la dur�e de cotisations ou le niveau de retraites, mais en s'interdisant de jouer sur le niveau des cotisations. Le COR a estim� qu'il faudrait accro�tre de neuf ans la dur�e des cotisations pour pr�server les retraites au niveau actuel, et de six ans pour financer la r�forme Balladur. C'est ce dernier chiffre qui a �t� d�fendu r�cemment par Guillaume Sarkozy au nom du Medef. A d�faut d'un tel allongement, et sans ressources additionnelles, les retraites baisseraient � 43 % du niveau moyen des salaires nets. Il n'est pas besoin d'�tre un grand politologue pour comprendre que ce n'est pas sur ce type d'arbitrage que les Fran�ais ont envie de se prononcer.
Le second type d'arbitrage correspond � la diagonale syndicale, qui consiste � ne pas toucher � la dur�e de cotisations. Le COR estime, par exemple, qu'il faudrait accro�tre de 15 points le taux des cotisations pour pr�server les retraites au niveau actuel, c'est-�-dire r�duire de pr�s de 20 % les salaires nets des actifs. Les Fran�ais y sont-ils pr�ts ? Accepteraient-ils aujourd'hui, par exemple, de baisser leurs salaires d'un tel montant pour pr�server le niveau actuel des retraites ?
Dire que c'est demain et non aujourd'hui que le choix se posera n'est pas une bonne r�ponse, car demain sera l'aujourd'hui des nouveaux cotisants et le choix que l'on prend se fait en leur nom. Pr�tendre par ailleurs qu'il est possible de trouver une assiette plus large, celle de la CSG ou la TVA par exemple, n'est pas satisfaisant non plus : cela consisterait � mettre les inactifs � contribution de leur propre retraite. Rappelons que la CSG doit � 90 % environ aux revenus du travail et aux retraites et � 10 % seulement aux revenus du capital.'
04 juin 2003
Taking a break
Je fais une "blog pause". Ca ne sera pas trop long, sans doute, quelques jours � tout casser. Soyez patients.
01 juin 2003
Manipulation massive?
La guerre en Irak est termin�e et aucune arme de destruction massive n'a �t� utilis� par le r�gime Irakien pour sa d�fense. Des �quipes envoy�es sur place pour trouver et neutraliser ces armes horribles n'ont, pour l'instant, rien trouv�. Pourtant l'existence de ces armes, leur utilisation probable et imminente par Saddam Hussein contre l'occident, le risque de prolif�ration, et la r�ticence des dirigeants Irakiens � les d�truire et � se conformer ainsi aux d�cisions de l'ONU, ont �t� pr�sent� avec insistance par les dirigeants des �tats Unis et de la Grande Bretagne comme la principale justification � une invasion arm�e de l'Irak.
Les r�centes d�clarations de M. Paul Wolfovitz, secr�taire � la d�fense adjoint des �tats-Unis, au magazine "Vanity Fair", et les justifications relativement fantaisistes du secr�taire � la d�fense, M. Donald Rumsfeld, ainsi que des rumeurs faisant �tat de rapports des services secrets Britanniques "enjoliv�s" par Downing Street pour marquer l'opinion semblent montrer qu'il y auraient eu, au moins, une intentionnelle exag�ration du danger, par les administrations Am�ricaines et Britanniques, dans le but de justifier une guerre r�pondant, par ailleurs, � une strat�gie plus difficilement explicable � l'opinion.
S'il s'av�rait qu'au del� d'une exag�ration ou d'une sinc�re erreur d'appr�ciation, une vaste manipulation ait eu lieu, et bien que le r�sultat de la guerre ait �t� de mettre fin � une �pouvantable dictature, les cons�quences pour la cr�dibilit� des dirigeants coupables et du monde politique en g�n�ral seraient de la plus grande gravit�.
The Economist fait le point avec clart� et r�alisme, lire: Iraq�s elusive weapons.
Carr�ment m�chant!
Un article hostile aux blogs, �a sent le ressentiment, c'est de la provoc', mais c'est assez amusant :
"Peut �tre que les blogs sont une fa�on de garder les gens vraiment antisociaux � distance. Donc si vous connaissez un sociopathe d'�ge moyen, pour l'amour du ciel, donnez lui un ordinateur et montrez lui comment d�marrer un weblog. Au moins �a le tiendra loin des rues."
Lire: Most bloggers 'are teenage girls' par Andrew Orlowski.